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Actualités - Chronologies

INTERNET - Le livre en ligne va mal

«L’horizon est sombre» pour les librairies en ligne françaises, écrit l’hebdomadaire Livres-Hebdo dans sa dernière livraison, en soulignant que ces entreprises, souvent lancées à grand bruit, sont «à des années-lumière de leurs objectifs commerciaux et financiers». «Il est trop tôt pour parler de déconfiture mais personne ne rôde plus autour du marché du livre, avec le secret espoir d’y faire fortune vite et bien, grâce à Internet», écrit la revue professionnelle en rapportant que «Bol.fr vient d’annoncer à ses salariés sa fermeture en septembre». Un responsable de cette filiale à 50/50 de Vivendi et Bertelsmann a parlé «d’extrapolation». «Rien n’est encore officiel», a-t-on affirmé. La France sera peut-être «le premier échec» d’Amazon, note ensuite Livres-Hebdo en soulignant que «le sort d’Amazon.fr dépend aujourd’hui d’une décision de ses actionnaires». «Un an après son lancement, on ne compte plus les départs, licenciements ou démissions» de la filiale française du géant américain du commerce électronique culturel, écrit la revue en faisant état d’une rumeur de «fermeture pure et simple». On ne faisait, chez Amazon, aucun commentaire à cet article. Le site de la Fnac, même s’il génère un tiers de ventes de livres en ligne, reste «loin de la rentabilité», annoncée par la direction. «S’il ne s’agissait pas de filiales de groupes, voilà plusieurs mois que ces sociétés auraient mis la clé sous la porte», ajoute la revue. Cette année, la vente de livres par Internet en France ne représentera pas plus que 0,5 % du marché, soit dix fois moins qu’en Angleterre ou aux États-Unis, et il est peu probable que l’on atteigne 2 % en 2002, estime le magazine. Selon un responsable d’Hachette Livre, Jean-Luc Foucher, ces librairies en ligne «ne pourront pas conquérir des parts de marché considérables parce qu’en France, nous avons des libraires de proximité, contrairement à Los Angeles où il faut faire une heure et demie de voiture pour en trouver une. Leurs chiffres d’affaires montrent que la vente en ligne est une activité complémentaire». «Cinq librairies en ligne, c’est peut-être beaucoup pour un seul pays», dit le directeur commercial de Gallimard, Bruno Caillet. Ces entreprises sont, outre Bol.fr, Fnac.com et Amazon.fr, Alapage.com (France Télécom) et Chapitre.com, le seul site indépendant.
«L’horizon est sombre» pour les librairies en ligne françaises, écrit l’hebdomadaire Livres-Hebdo dans sa dernière livraison, en soulignant que ces entreprises, souvent lancées à grand bruit, sont «à des années-lumière de leurs objectifs commerciaux et financiers». «Il est trop tôt pour parler de déconfiture mais personne ne rôde plus autour du marché du livre, avec le secret espoir d’y faire fortune vite et bien, grâce à Internet», écrit la revue professionnelle en rapportant que «Bol.fr vient d’annoncer à ses salariés sa fermeture en septembre». Un responsable de cette filiale à 50/50 de Vivendi et Bertelsmann a parlé «d’extrapolation». «Rien n’est encore officiel», a-t-on affirmé. La France sera peut-être «le premier échec» d’Amazon, note ensuite Livres-Hebdo en soulignant que «le...