À défaut d’obtenir les Jeux olympiques de 2008, Toronto se console en accueillant cette semaine les Jeux mondiaux des nains. Quelque 200 athlètes venus de plusieurs pays sont arrivés dans la métropole canadienne pour quatre jours de compétitions sportives, incluant l’athlétisme, le volley-ball et l’haltérophilie. Il n’est pas facile de jouer au basket-ball quand on mesure moins de 1,20 m, mais lorsque tout le monde est au même niveau comme c’est le cas lors de ces compétitions, le handicap de la petitesse disparaît et cède la place à la compétition. «Nous n’avons aucune chance lorsque nous jouons contre des gens de taille normale. Mais ici, nous avons la possibilité de marquer des points», explique John Maniacile, membre de l’équipe américaine de basket-ball. «C’est ce que j’appelle les “mini-Olympiades”. Les athlètes s’affrontent sur un même niveau, avec des gens de leur taille», explique Butch Carlisle, joueur de basket-ball retraité, qui souligne que dribbler avec un ballon de taille normale reste l’une des difficultés pour un joueur de son gabarit. Kim Minett, une lanceuse de javelot originaire de Portsmouth, en Grande-Bretagne, croit pour sa part que les Jeux des nains permettent aux jeunes sportifs atteints de nanisme d’améliorer leur estime de soi. «Ils ne participent pas aux compétitions à l’école car ils n’ont aucune chance de gagner», explique l’athlète de 23 ans, qui participera aux Jeux paralympiques de 2004 à Athènes. En parallèle des Jeux, Toronto accueille une conférence internationale de l’organisation Little People of America, une association américaine de personnes de petite taille. Quelque 1 400 personnes, des nains pour la plupart, ont investi un hôtel du centre-ville de Toronto, qui a été légèrement adapté pour la circonstance. Le personnel a installé des marches devant la réception et des plates-formes dans les cabines téléphoniques et les ascenseurs.
À défaut d’obtenir les Jeux olympiques de 2008, Toronto se console en accueillant cette semaine les Jeux mondiaux des nains. Quelque 200 athlètes venus de plusieurs pays sont arrivés dans la métropole canadienne pour quatre jours de compétitions sportives, incluant l’athlétisme, le volley-ball et l’haltérophilie. Il n’est pas facile de jouer au basket-ball quand on mesure moins de 1,20 m, mais lorsque tout le monde est au même niveau comme c’est le cas lors de ces compétitions, le handicap de la petitesse disparaît et cède la place à la compétition. «Nous n’avons aucune chance lorsque nous jouons contre des gens de taille normale. Mais ici, nous avons la possibilité de marquer des points», explique John Maniacile, membre de l’équipe américaine de basket-ball. «C’est ce que j’appelle les...
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