Tout ou presque reste à construire à Pékin pour accueillir les Jeux olympiques de 2008 : le blé pousse encore sur l’emplacement prévu du stade de 80 000 places et la piscine en projet reste pour l’instant à l’état de rizière. L’événement attribué hier par le Comité international olympique (CIO) pour la première fois à la Chine va faire de Pékin un gigantesque chantier au cours des sept années qui viennent : la capitale chinoise ambitionne d’accélérer sa transformation en métropole internationale du XXIe siècle. En plus des infrastructures purement sportives, la ville de 12 millions d’habitants a prévu de revoir son urbanisme de fond en comble, avec de nouvelles lignes de métro et de grandes artères supplémentaires, jusqu’aux égouts et aux toilettes publiques qui subiront une rénovation bien méritée. Le tout se fera au péril de ce qu’il reste des vieux quartiers de Pékin, déjà bien entamés par vingt années d’un décollage économique qui a radicalement modifié le visage d’une capitale huit fois centenaire. Au cœur du projet 2008, figure un complexe olympique de 1 200 hectares au nord de la ville, à une dizaine de kilomètres de la place Tiananmen qui marque le cœur de la cité. Vu du toit d’un hôtel voisin, le futur complexe évoque pour l’instant un gigantesque terrain vague, mélange d’entrepôts vétustes et de champs fraîchement moissonnés se succédant sur 7 km. Capitale la plus polluée Pékin prévoit d’y construire 14 installations sportives, dont un stade de 80 000 places qui accueillera les cérémonies d’ouverture et de clôture des JO ainsi que les épreuves d’athlétisme. Des dizaines d’architectes chinois et étrangers sont en concurrence pour ce projet de stade. Le complexe abritera le village olympique prévu pour accueillir 17 600 participants et sera dominé par deux tours jumelles monumentales s’élançant vers le ciel. Le dispositif doit s’inscrire dans un immense espace vert parsemé de lacs, dans l’espoir de débarrasser Pékin de son étiquette de capitale la plus polluée du monde. Au total, 22 des 37 installations sportives prévues pour les JO sont entièrement à construire, un défi qui plaçait Pékin en position de challenger face à ses principales concurrentes, Paris et Toronto, disposant d’un plus grand nombre d’infrastructures déjà en place. Les 15 autres installations existantes, comme le Stade des ouvriers, théâtre d’immenses rassemblements politiques durant la «Révolution culturelle» (1966-76), doivent être rénovées. Le village des Jeux asiatiques de 1990, situé aux portes du futur complexe olympique, subira le même traitement. Gao Yicun, un architecte qui participe au projet Pékin 2008, assure que toutes les installations seront prêtes à temps. «Notre ville change tellement vite. Pékin compte plus d’un million de travailleurs dans le BTP, alors ce n’est vraiment pas un problème», affirme-t-il.
Tout ou presque reste à construire à Pékin pour accueillir les Jeux olympiques de 2008 : le blé pousse encore sur l’emplacement prévu du stade de 80 000 places et la piscine en projet reste pour l’instant à l’état de rizière. L’événement attribué hier par le Comité international olympique (CIO) pour la première fois à la Chine va faire de Pékin un gigantesque chantier au cours des sept années qui viennent : la capitale chinoise ambitionne d’accélérer sa transformation en métropole internationale du XXIe siècle. En plus des infrastructures purement sportives, la ville de 12 millions d’habitants a prévu de revoir son urbanisme de fond en comble, avec de nouvelles lignes de métro et de grandes artères supplémentaires, jusqu’aux égouts et aux toilettes publiques qui subiront une rénovation bien...
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