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Actualités - Conferences Internationales

G8 - Le spectre Ben Laden plane sur le sommet de Gênes

La menace d’une attaque par l’homme le plus redouté des services secrets dans le monde, Oussama ben Laden, a été brandie à l’occasion de la réunion en Italie d’un sommet international du 20 au 22 juillet. Mais, à moins de dix jours du G8 de Gênes, des experts avertissent que le chef de la Qaeda – la «base», en arabe –, caché dans les montagnes afghanes, pourrait frapper ailleurs. «Il y a un risque d’attentat périphérique à l’occasion de ce sommet», a estimé un spécialiste occidental associé aux efforts de lutte contre le terrorisme international, parlant sous couvert d’anonymat. Le premier à mettre en garde contre ben Laden, 47 ans, pour la capture duquel les États-Unis offrent cinq millions de dollars de récompense, a été un général russe très au fait des risques courus à Gênes. Chef des sections d’élite qui protègent le président Vladimir Poutine, le général Evgueni Mourov, 56 ans, avait dès juin prévenu que ben Laden planifiait une action visant le président américain George W. Bush. «Nous considérons cette menace comme tout à fait sérieuse, mais nous espérons la déjouer en unissant nos efforts», avait-il dit. Cette mise en garde intervenait après des rapports tout aussi alarmants des services de renseignements italiens et allemands datant du mois d’avril, sur la réunion du G8 à Gênes. Selon des sources proches de ces services, les experts ont identifié quatre grandes menaces : un tir de missile, une opération de sabotage sous-marine, l’usage d’un canot à moteur chargé d’explosifs ou une attaque en deltaplane. Une vidéocassette circule d’ailleurs actuellement dans les milieux du renseignement en Europe qui montre l’entraînement en Afghanistan de groupes faisant usage d’ailes volantes, sous la houlette d’un des fils de ben Laden. La présence de nombreux combattants du Hamas, le principal groupe islamiste palestinien, a été relevée par les experts sur cette cassette. Face à ces menaces, la rade de Gênes doit être transformée en forteresse avec notamment le déploiement de plongeurs de combats, la mise en œuvre d’un mini sous-marin et la clôture de l’entrée de la darse par un cordon de bouées. De même, des moyens aériens importants, italiens et américains, seront mobilisés pour surveiller la zone, et Rome a annoncé qu’une batterie de missiles sol-air avait été déployée. Mais pour des experts, ben Laden pourrait déjouer ces mesures de sécurité en frappant ailleurs, et ses précédentes opérations en Afrique ou au Moyen-Orient démontrent que le reclus de Kandahar peut agir loin des ses bases. «Il est plus facile de prévoir une opération paramilitaire visant le sommet que de prévenir un attentat périphérique», a souligné le spécialiste occidental, en évoquant la possibilité d’une action dans un autre lieu, mais dont le retentissement serait amplifié par la tenue du G8. L’Italie a déjà été le terrain d’opérations de ce genre avec notamment une alerte au mois de janvier contre l’ambassade des États-Unis à Rome qui a dû être évacuée. L’éventualité d’une attaque périphérique apparaît d’autant plus logique qu’une opération contre le G8 ne correspond pas à la stratégie de ben Laden, selon un des meilleurs spécialistes de la question, Roland Jacquard. Pour cet expert auprès de l’Onu, ben Laden ne «doit pas brouiller son message en s’en prenant à des cibles qui ne correspondent pas à ses intérêts. Il n’y pas de lien entre le G8, l’islam, le Golfe ou le Moyen-Orient», souligne M. Jacquard. Mais, il n’en reste pas moins, assure-t-il, que les fidèles de ben Laden attendent de lui qu’il agisse rapidement contre les États-Unis, Israël, ou les régimes arabes alliés de Washington, comme l’Égypte et l’Arabie séoudite.
La menace d’une attaque par l’homme le plus redouté des services secrets dans le monde, Oussama ben Laden, a été brandie à l’occasion de la réunion en Italie d’un sommet international du 20 au 22 juillet. Mais, à moins de dix jours du G8 de Gênes, des experts avertissent que le chef de la Qaeda – la «base», en arabe –, caché dans les montagnes afghanes, pourrait frapper ailleurs. «Il y a un risque d’attentat périphérique à l’occasion de ce sommet», a estimé un spécialiste occidental associé aux efforts de lutte contre le terrorisme international, parlant sous couvert d’anonymat. Le premier à mettre en garde contre ben Laden, 47 ans, pour la capture duquel les États-Unis offrent cinq millions de dollars de récompense, a été un général russe très au fait des risques courus à Gênes. Chef des...