Nous avons reçu, suite à l’article paru hier mardi à propos de l’agression au Cameroun du Libanais Assaad Nicolas, un courrier signé Akram Mroueh. En voici de larges extraits : «Je suis un Libanais que l’on pourrait qualifier de Libanais d’Afrique, puisque j’ai vécu 18 ans entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Je souhaite réagir contre l’article sur l’agression de M. Nicolas, et plus précisément contre les dérives des explications. Il est vrai que beaucoup de Libanais sont devenus extrêmement riches, pendant que d’autres survivent dans la réalité de l’Afrique. Mais quelle est donc cette réalité ? J’aurais aimé voir chez le journaliste cet esprit critique et ce recul que l’on inculque dans les écoles et les facultés de journalisme. L’Afrique est le portefeuille de nombreux Libanais, elle possède de nombreuses richesses, elles sont exploitées tant par les Libanais que par les Européens. Mais lorsque deux individus entrent dans un restaurant c’est poussés par la misère et non par vandalisme: c’est pour pouvoir nourrir leur familles. «Les Libanais auraient pu et peuvent être aimés et respectés par les Africains. Peu importe s’ils ne sont pas reconnaissants : ils doivent se lancer dans une politique d’aide. Non pas en construisant des églises et des mosquées, mais plutôt en créant des dispensaires, des hôpitaux et des écoles. C’est à ce prix qu’ils amélioreront leur image et aideront les Africains. Vous savez, je comprends les vols en Afrique : c’est la misère et l’irresponsabilité des Libanais, et non pas un quelconque lobby juif, qui sont la cause de ces agressions. Faites donc un tour du côté des Libanais rentrés d’Afrique et admirez les châteaux !». NDLR - Merci pour les conseils en journalisme. J’en prends bonne note... Mais je pense que vous vous trompez de cible. Le comportement des Libanais à l’étranger – et notamment en Afrique – est certes parfois déplorable. Et vous avez parfaitement raison de le remarquer. Quant à votre humanité et votre sens de l’équité, ils sont admirables. Sauf que le sujet de l’article d’hier, c’était le comportement, tout aussi déplorable, du ministère des AE. Il ne s’agit pas pour lui d’inciter les Libanais à l’étranger à faire de l’humanitaire. Il s’agit pour lui, naturellement, de les aider, de les protéger. Chose qu’il ne fait absolument pas.
Nous avons reçu, suite à l’article paru hier mardi à propos de l’agression au Cameroun du Libanais Assaad Nicolas, un courrier signé Akram Mroueh. En voici de larges extraits : «Je suis un Libanais que l’on pourrait qualifier de Libanais d’Afrique, puisque j’ai vécu 18 ans entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Je souhaite réagir contre l’article sur l’agression de M. Nicolas, et plus précisément contre les dérives des explications. Il est vrai que beaucoup de Libanais sont devenus extrêmement riches, pendant que d’autres survivent dans la réalité de l’Afrique. Mais quelle est donc cette réalité ? J’aurais aimé voir chez le journaliste cet esprit critique et ce recul que l’on inculque dans les écoles et les facultés de journalisme. L’Afrique est le portefeuille de nombreux Libanais, elle...
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