Mesures pour protéger les consommateurs de la tremblante du mouton
le 10 juillet 2001 à 00h00
Le gouvernement devrait arrêter d’ici à la fin juillet une série de mesures de précautions en matière de consommation d’ovins et de caprins afin de protéger le consommateur des risques d’une éventuelle transmission de l’ESB au mouton, apprend-on lundi au ministère de l’Agriculture. Ces mesures qui associeront plusieurs ministères, dont l’Agriculture, la Santé et la Consommation, ont pour objectif de renforcer l’actuelle réglementation concernant la tremblante du mouton, une maladie à prions, connue depuis longtemps et apparentée à l’ESB. «Ce sera probablement avant la fin du mois. Toutes les modalités réglementaires sont presque bouclées», a déclaré un porte-parole du ministère. Le gouvernement devrait en fait se ranger à un avis, rendu en février dernier par l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), préconisant, à titre préventif, d’exclure de la chaîne alimentaire des organes et des tissus d’ovins et de caprins. Aucune étude scientifique n’a démontré à ce jour que la tremblante du mouton est transmissible à l’homme, contrairement à la maladie de la vache folle. La transmission de la maladie de la vache folle au mouton n’a pas non plus été prouvée dans les populations d’élevage, mais l’ESB a pu être transmise à des ovins dans des conditions expérimentales. À la lumière de ce risque, l’Afssa recommande à titre préventif d’élargir la liste des matériaux à risques (MRS) aux caprins et aux ovins. L’Agence préconise donc, pour les animaux issus de troupeaux malades et quel que soit leur âge, de retirer de la chaîne alimentaire la tête (incluant le crâne, la cervelle, les yeux et les amygdales), la moelle épinière et l’ensemble des viscères thoraciques et abdominaux. Pour ceux issus de troupeaux sains, elle demande le retrait du crâne (cervelle, yeux) et de la moelle épinière pour les animaux de plus de six mois ainsi que le retrait de la rate, des intestins et des amygdales pour tous les animaux, quel que soit leur âge. L’Afssa recommande aussi d’appliquer ces mesures aux animaux importés, notamment ceux en provenance du Royaume-Uni. L’Afssa demande en outre la mise en place «à grande échelle» d’un programme de recherche en vue d’un dépistage via des tests. Elle reconnaît que le fait d’anticiper un risque éventuel induira un «scénario de crise aiguë». Le ministre de l’Agriculture Jean Glavany a récemment déclaré qu’il était «conscient de l’effet de panique» d’une telle décision chez le consommateur.
Le gouvernement devrait arrêter d’ici à la fin juillet une série de mesures de précautions en matière de consommation d’ovins et de caprins afin de protéger le consommateur des risques d’une éventuelle transmission de l’ESB au mouton, apprend-on lundi au ministère de l’Agriculture. Ces mesures qui associeront plusieurs ministères, dont l’Agriculture, la Santé et la Consommation, ont pour objectif de renforcer l’actuelle réglementation concernant la tremblante du mouton, une maladie à prions, connue depuis longtemps et apparentée à l’ESB. «Ce sera probablement avant la fin du mois. Toutes les modalités réglementaires sont presque bouclées», a déclaré un porte-parole du ministère. Le gouvernement devrait en fait se ranger à un avis, rendu en février dernier par l’Agence française de sécurité...
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