Un individu en bonne santé mentale et physique peut-il oublier son passé et se réveiller un beau matin sans aucun souvenir? Théoriquement oui. En réalité, c’est un phénomène excessivement rare. Les amnésies consécutives à un accident sont de deux types. Soit elles sont liées à une lésion cérébrale à la suite d’un traumatisme crânien, soit elles se produisent sans aucune lésion cérébrale liée à un choc physique. Après un incident minime, le choc psychologique peut être tel qu’il entraîne une amnésie «disproportionnée». La personne, par exemple, ne se rappelle aucun événement antérieur à l’incident qui a provoqué cet état. Par contre, elle peut parfaitement mémoriser les faits qui surviennent après l’incident en question. Ces cas, toutefois, relèvent de la psychiatrie et peuvent être traités même si les souvenirs prennent du temps à réapparaître. En cas de lésion cérébrale faisant suite à un traumatisme crânien, ayant lésé des structures du cerveau où siège la mémoire (derrière l’os de la tempe), une amnésie et de la confusion générale peuvent survenir. Le malade, alors, peut à son réveil être incapable de reconnaître les siens, de dire où il habite, de fournir des indications élémentaires le concernant. En général, les lésions sont partielles et se corrigent au fil des jours, des semaines ou des mois, selon leur gravité. Le cerveau, en effet, est un organe extrêmement souple. Les poches de sang se résorbent, des connexions cérébrales de secours se mettent en place, si bien que la personne peut récupérer ses facultés, surtout si elle est jeune. Pour hâter et faciliter cette guérison, le malade a besoin d’une prise en charge par un neurologue et un orthophoniste. Le lobe temporal gauche, chez les droitiers, abrite l’un des centres du langage, ce qui fait qu’un grand nombre des patients souffrent également de troubles de la parole. Et cela même si la compréhension est conservée. La perte de mémoire peut-elle être définitive? La littérature médicale en signale quelques cas. Mais, en réalité, les souvenirs ne disparaissent pas. Les faits ont été analysés, classés et rangés. Ils sont donc là, toujours présents. C’est l’amnésique qui ne parvient plus à les récupérer et à les réexprimer. Mais la plupart de ce genre d’amnésie est due à des affections (ex: l’Alzheimer) et non pas à des traumatismes accidentels.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un individu en bonne santé mentale et physique peut-il oublier son passé et se réveiller un beau matin sans aucun souvenir? Théoriquement oui. En réalité, c’est un phénomène excessivement rare. Les amnésies consécutives à un accident sont de deux types. Soit elles sont liées à une lésion cérébrale à la suite d’un traumatisme crânien, soit elles se produisent sans aucune lésion cérébrale liée à un choc physique. Après un incident minime, le choc psychologique peut être tel qu’il entraîne une amnésie «disproportionnée». La personne, par exemple, ne se rappelle aucun événement antérieur à l’incident qui a provoqué cet état. Par contre, elle peut parfaitement mémoriser les faits qui surviennent après l’incident en question. Ces cas, toutefois, relèvent de la psychiatrie et peuvent être...