Robert Mueller succède à Louis Freeh - à la tête du FBI
le 06 juillet 2001 à 00h00
Le président américain George W. Bush a nommé jeudi à la tête du FBI Robert Mueller, un juriste qui n’est pas issu des rangs de la police la plus célèbre du monde et qui devra notamment restaurer son image. Le choix du président Bush, qui doit encore être confirmé par le Sénat, a apparemment été dicté par la prudence en raison des affaires qui ont ébranlé ces derniers mois l’institution fédérale, au point d’entacher considérablement son image aux États-Unis et à l’étranger. Le FBI est d’ailleurs soumis à une «enquête globale» ordonnée par l’Attorney General (ministre de la Justice) américain, John Ashcroft, à la suite de récentes mises en cause de son fonctionnement. Des recommandations de réformes doivent être émises d’ici au 1er janvier 2002. «Il remplit de lourdes responsabilités. Il a été choisi avec une grande attention et il a mon entière confiance», a déclaré le président lors d’une cérémonie à la Maison-Blanche. Sans entrer dans les détails, George W. Bush a évoqué «la grande tradition» du FBI que Mueller «doit désormais affirmer» ainsi que «les grands défis qu’il doit relever», dont la lutte antiterroriste et le contre-espionnage. La tâche qui incombe à Mueller, 56 ans, durant les dix années de son mandat, semble en effet clairement définie. «Quel qu’il soit, il serait mieux que (le nouveau directeur du FBI) soit un superman, car les Américains ont besoin de quelqu’un qui puisse restaurer leur confiance dans cette agence», a récemment déclaré le gouverneur de l’Oklahoma, Frank Keating, un temps pressenti pour le poste. Le nouveau chef du FBI succède à Louis Freeh, mis à plusieurs reprises sur la sellette, et qui a choisi de démissionner deux ans avant la fin de son mandat, afin d’intégrer le secteur privé. Mueller a servi au début de l’année d’adjoint à John Ashcroft, avant de retourner le mois dernier en Californie. Il avait été nommé en 1999 par l’ancien président Bill Clinton au poste de procureur fédéral à San Francisco.
Le président américain George W. Bush a nommé jeudi à la tête du FBI Robert Mueller, un juriste qui n’est pas issu des rangs de la police la plus célèbre du monde et qui devra notamment restaurer son image. Le choix du président Bush, qui doit encore être confirmé par le Sénat, a apparemment été dicté par la prudence en raison des affaires qui ont ébranlé ces derniers mois l’institution fédérale, au point d’entacher considérablement son image aux États-Unis et à l’étranger. Le FBI est d’ailleurs soumis à une «enquête globale» ordonnée par l’Attorney General (ministre de la Justice) américain, John Ashcroft, à la suite de récentes mises en cause de son fonctionnement. Des recommandations de réformes doivent être émises d’ici au 1er janvier 2002. «Il remplit de lourdes responsabilités. Il a...
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