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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché très calme

Le calme a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth, à la suite de la contraction aussi bien de l’offre que de la demande du dollar. Dans ce contexte, la Banque du Liban (BDL) est redevenue la principale contrepartie à la vente du billet vert au haut de sa fourchette d’intervention maintenu à 1 514,00 LL, comme le bas de cette fourchette à 1 501,00 LL. Cela étant et compte tenu de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande, le billet vert, qui a été invariablement fixé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de vingt mois, devait être négocié dans les transactions interbancaires dans une marge étroite comprise entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Le volume des échanges n’a pas dépassé sur toute la journée quelque six millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, selon ces mêmes milieux. L’euro morose avant de la réunion de la BCE À l’étranger, l’euro n’était guère en forme hier, évoluant à la baisse dans des marges étroites face au dollar dans des marchés calmes en ce jour férié aux États-Unis, à la veille de la décision de la Banque centrale européenne (BCE) sur les taux d’intérêt. Selon les cambistes londondiens, les échanges étaient très limités hier en raison de l’absence des opérateurs américains pour la fête de l’Indépendance. Les investisseurs rechignaient également à prendre des positions avant la réunion aujourd’hui du conseil des gouverneurs de la BCE, doutant cependant que celle-ci décide de baisser son principal taux directeur après les commentaires de son président, Wim Duisenberg, la veille, devant le Parlement européen à Strasbourg. M. Duisenberg avait estimé que le niveau actuel du taux clé de la BCE était approprié pour assurer la stabilité des prix dans la zone euro à moyen terme et que, depuis la dernière réunion de son conseil des gouverneurs, il n’y a pas eu de nouvelles informations qui justifieraient de changer cette évaluation. Par ailleurs, la détérioration de l’indice du climat des affaires dans la zone euro en juin, à -0,02 contre +0,06 en mai, négatif pour la première fois en deux ans, est venue s’ajouter à une récente série de statistiques peu encourageantes pour la monnaie unique, ont noté les analystes. De son côté, la Banque d’Angleterre décidera aujourd’hui du nouveau niveau des taux d’intérêt au Royaume-Uni, à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire de deux jours. À cet égard, la plupart des analystes prévoient que l’institut d’émission britannique maintiendra le loyer de l’argent à 5,25 %, en raison de la vigueur de l’économie du pays et malgré le ralentissement de la croissance mondiale. Une minorité d’économistes table même sur une hausse afin de tempérer la vigueur de la demande intérieure, ignorant le risque d’effets négatifs sur le secteur de l’industrie manufacturière. Cette éventualité a été renforcée hier par l’annonce d’une hausse de 1,6 % des prix de l’immobilier le mois dernier en Grande-Bretagne et de 9,7 % sur un an, restant à leur plus fort niveau de croissance annuelle depuis mai 2000. Mais il n’en demeure pas moins que d’autres économistes estiment que les autres données économiques britanniques les laissent penser qu’il n’y aura pas de changement aujourd’hui dans la politique monétaire de la Banque d’Angleterre. Compte tenu de toutes ces considérations, et en l’absence d’indications américaines, le dollar devait se négociait sur un ton hésitant à la hausse hier pour clôturer à Londres comme suit : – 0,8460 pour un euro contre 0,8485, la veille à New York – 1,4080 pour un sterling contre 1,4075 – 2,3115 DM contre 2,3050 – 7,7525 FF contre 7,7310 – 1,7990 FS contre 1,7960 – 2 288,50 lires contre 2 282,00 – 124,45 yens contre 124,40. Bourse de Beyrouth : nouvelle baisse À la Bourse de Beyrouth, la tendance était franchement à la baisse hier avec la rechute des actions A de Solidere de 5 3/8 à 5 1/4 dollars et celles de la catégorie B de la même société de 5 3/4 à 5 1/2 dollars ainsi que des actions C de la Byblos Bank, et ce dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,68 % à 55,92 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a abandonné 0,17 % à 121,85 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché morose sur lequel 50 162 actions seulement ont changé de mains d’une valeur globale de 187 792 dollars. Faiblesse des Bourses européennes avec Marconi Les valeurs de la technologie ont plongé dans le rouge les marchés boursiers européens mercredi, la suspension de cotation de Marconi ayant maintenu les investisseurs en éveil toute la journée par crainte d’une alerte sur résultats. En clôture, où la plupart des Bourses étaient fermées, l’indice FTSE Eurotop 300 paneuropéen perdait 7,81 points, soit 0,56 %, à 1 388,41, et le DJ Euro Stoxx 50 des valeurs de la zone euro, 50,74 points, soit 1,20 %, à 4 193,06. La faiblesse des volumes, du fait de la fermeture des marchés américains pour la fête de l’Indépendance, a accentué les fluctuations. «Ce fut extrêmement calme et dans ces conditions il ne faut pas grand-chose pour entraîner la baisse. Le sujet Marconi est source de grande inquiétude», a commenté un opérateur. Le titre Marconi a été suspendu de cotation avant l’ouverture du marché hier matin, en raison d’une réunion de son conseil d’administration qui doit publier un communiqué sur la situation de la société face au ralentissement général dans l’industrie. Les investisseurs se demandent pourquoi la société met si longtemps pour intervenir. La plupart s’attendent à ce que Marconi annonce qu’elle est victime d’une détérioration, alors qu’en mai elle tablait sur une reprise d’ici à la fin de l’année. «Nous sommes surpris que rien ne soit encore annoncé. C’est bizarre qu’elle prenne autant de temps. Probablement qu’elle doit annoncer une importante révision en baisse de ses activités et accélérer son plan de suppression d’emplois, ce peut être politiquement sensible», a estimé un opérateur. La société a convié les responsables des trois principaux syndicats de la construction mécanique à une réunion à 16h00 GMT. Les équipements des télécommunications n’ont pas été épargnés. Alcatel a cédé 7,50 %, Ericsson 6,60 %, Nokia 4,40 % et Siemens 2,40 %. Le français Highwave Optical, qui tire une grande partie de son chiffre d’affaires auprès de Marconi, a abandonné 12,0 %. L’opérateur belge de réseaux Telindus a reculé de 14,0 %, des analystes ayant revu à la baisse leurs recommandations en raison des craintes liées à Marconi. Le poids lourd Vodafone a perdu 2,80 % à l’annonce de la réduction de la participation de la banque espagnole Banco Santander Central Hispano. France Télécom a cédé 2,90 %, British Telecom 2,10 % et Telecom Italia 0,40 %. Certains opérateurs estiment que la société annoncera probablement des chiffres décevants sur le nombre d’abonnés aujourd’hui. Les valeurs de l’énergie ont retrouvé la faveur, en raison de la progression des contrats à terme du pétrole brut à la suite de statistiques encourageantes sur les stocks américains. Tokyo : accentuation de la baisse La Bourse de Tokyo a terminé en baisse mercredi en raison des craintes de plus en plus vives à propos des perspectives de résultats des sociétés japonaises. L’indice Nikkei a terminé en baisse de 1,47 % ou 188,39 points, à 12 629,02 points, tandis que la Topix, qui regroupe toutes les valeurs de la première section, reculait de 1,19 % ou 15,42 points, à 1 278 points. «Depuis l’alerte aux profits de Showa Denko, les craintes de déception concernant les résultats, qui portaient sur les high techs, se sont étendues aux titres peu ou pas chers», a expliqué Masatoshi Sato, stratégiste chez Mizuho Investors Securities. Le chimiste Showa Denko a réduit ses prévisions de bénéfice net la semaine dernière. Il prévoit un résultat net à l’équilibre alors qu’il prévoyait auparavant un profit de huit milliards de yens ($64,31 millions), en raison du ralentissement de la demande. Le marché craint désormais que le ralentissement de la demande affecte aussi bien le secteur de l’économie traditionnelle que celui des high techs. Showa Denko a terminé en repli de 6,11 % à 169 yens. Un autre groupe chimique, Toagosei, dernier en date à émettre une alerte aux profits, a chuté de 10,70 % à 217 yens. Dans le secteur dit de la high tech, Sony a perdu 2,26 % à 7 800 yens, son cours de clôture le plus bas de l’année. L’opérateur télécoms KDDI a annoncé le rappel de 560 000 téléphones mobiles fabriqués par le groupe d’électronique grand public. Matsushita Communication Industrial, le numéro un nippon des combinés cellulaires, a reculé de 4,86 % à 5 290 yens. Le problème des banques a en outre continué à empoisonner l’atmosphère. Selon le quotidien Mainichi Shimbum, le groupe Mizuho Holdings est sur le point d’adopter des critères plus stricts qui accroîtraient de 1 000 milliards de yens (8 milliards de dollars environ) l’évaluation actuelle du montant de ses prêts non recouvrables. Bien que Mizuho ait démenti l’information, la valeur a terminé en hausse de 1,23 % à 563 000 yens. Son concurrent UFJ Holdings a perdu 1,81 % à 650 000 yens.
Le calme a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth, à la suite de la contraction aussi bien de l’offre que de la demande du dollar. Dans ce contexte, la Banque du Liban (BDL) est redevenue la principale contrepartie à la vente du billet vert au haut de sa fourchette d’intervention maintenu à 1 514,00 LL, comme le bas de cette fourchette à 1 501,00 LL. Cela étant et compte tenu de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande, le billet vert, qui a été invariablement fixé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de vingt mois, devait être négocié dans les transactions interbancaires dans une marge étroite comprise entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Le volume des échanges n’a pas dépassé sur toute la journée...