Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

La fin de l’ère Sampras

Le court central de Wimbledon, où s’illustrèrent de vieilles gloires comme Bjorn Borg, John McEnroe et autres Boris Becker, n’«appartenait» depuis le début des années 90 qu’au seul Pete Sampras. C’est pour cette raison que son élimination surprise, lundi en huitièmes de finale, est si douloureuse pour l’Américain. Car Sampras, qui espérait remporter son huitième tournoi sur le gazon de Wimbledon et battre ainsi son propre record, n’a pas été sorti par son rival de toujours, Andre Agassi, ou par Goran Ivanisevic, un autre habitué des lieux. Il a été battu par un jeune Suisse qui vit encore chez ses parents. Sa défaite 7-6, 5-7, 6-4, 6-7, 7-5 face à Roger Federer, 19 ans, est seulement la troisième en dix ans aux Internationaux de Grande-Bretagne pour l’ancien numéro un mondial. Mais elle n’a pas la même saveur. En 1992, le jeune Sampras, âgé de 21 ans, avait été sorti en demi-finale par Ivanisevic. Ce qui ne l’avait pas empêché de remporter les tournois des trois années suivantes. « Je peux encore gagner » En 1996, c’était le Néerlandais Richard Krajicek qui faisait plier l’Américain en quarts de finale. Mais Sampras savait qu’il pouvait encore rebondir. Ce qu’il a démontré en s’imposant encore quatre fois d’affilée sur cette herbe prestigieuse. Après la défaite de lundi, Sampras, qui fêtera ses 30 ans le mois prochain, pourra-t-il se relever ? C’est en tout cas ce dont il entend convaincre presse et supporters. «Les gens diront que je suis lessivé, que je suis marié et proche de la trentaine», explique-t-il. «Mais dans mon cœur et mon âme, je sais que je peux revenir», ajoute Sampras, avant de prévenir : «J’ai encore les moyens de gagner Wimbledon». «Je sens que je peux revenir et gagner. Si ce n’est pas l’an prochain, ce sera peut-être l’année suivante», se promet-il. Quoi qu’il en dise, l’aura de Sampras ne rejaillit plus sur «son» ancien court central. Il apparaît désormais vulnérable. Même McEnroe, vainqueur à Wimbledon en 1981, 1983 et 1984, voit la fin de l’ère Sampras. «Son record phénoménal est arrivé à son terme», estime-t-il. «Désormais, il devrait se motiver pour les petits tournois et faire ce qu’il peut dans les grands», conseille-t-il à Sampras, qui n’a pas gagné un seul titre dans les douze derniers mois.
Le court central de Wimbledon, où s’illustrèrent de vieilles gloires comme Bjorn Borg, John McEnroe et autres Boris Becker, n’«appartenait» depuis le début des années 90 qu’au seul Pete Sampras. C’est pour cette raison que son élimination surprise, lundi en huitièmes de finale, est si douloureuse pour l’Américain. Car Sampras, qui espérait remporter son huitième tournoi sur le gazon de Wimbledon et battre ainsi son propre record, n’a pas été sorti par son rival de toujours, Andre Agassi, ou par Goran Ivanisevic, un autre habitué des lieux. Il a été battu par un jeune Suisse qui vit encore chez ses parents. Sa défaite 7-6, 5-7, 6-4, 6-7, 7-5 face à Roger Federer, 19 ans, est seulement la troisième en dix ans aux Internationaux de Grande-Bretagne pour l’ancien numéro un mondial. Mais elle n’a pas la...