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Actualités - Chronologies

Scheveningen : une prison-modèle

La prison de La Haye, où Milosevic est écroué, est une prison de haute sécurité, dont personne ne s’est échappé et qui a enregistré un seul suicide depuis sa construction en 1994. Comme ses 38 autres codétenus, Milosevic dispose d’une cellule individuelle munie d’une douche, avec des toilettes, une machine à café, un bureau, une armoire pour ses vêtements, des rayonnages pour ses livres, la télévision, la radio et un lit. «Les conditions du centre sont telles que nous n’avons pas à les ajuster pour recevoir Milosevic», a expliqué Timothy McFadden, officier commandant de l’unité de détention provisoire du TPI. À son arrivée, comme tous les nouveaux détenus, Milosevic doit être placé «en observation», c’est à dire qu’il fera l’objet d’une surveillance 24 heures sur 24 par le circuit interne de télévision du centre. Un gardien doit en principe vérifier sa cellule toutes les vingt minutes. Comme les autres détenus, Milosevic disposera de salles d’exercices – une à chaque étage –, d’un gymnase et d’une bibliothèque. Il pourra également suivre des cours de langue ou d’artisanat et aura recours, s’il le souhaite, à une «assistance spirituelle». Mais il est exclu qu’il bénéficie d’un confort particulier ou d’un statut pénitentiaire différent en raison de son rang d’ancien chef d’État. Sur les 39 détenus du centre de détention provisoire du TPI, un seul dispose d’une cellule légèrement plus grande que les autres : Biljana Plavsic, l’ancienne présidente des Serbes de Bosnie, parce qu’elle est la seule femme de la prison. Le seul caractère particulier du régime de détention de Milosevic pourrait être, à la demande du procureur, un régime d’isolement plus rigoureux afin d’éviter toute subornation de témoin dans le cadre des procès à venir, a indiqué un collaborateur du procureur du TPI. Situé à proximité de la mer du Nord, dans le quartier cossu de Scheveningen, envahi en été par les touristes, le centre de détention du TPI a été construit en 1994, un an après la création du TPI par le Conseil de sécurité de l’Onu. Son coût annuel de fonctionnement est de 9 millions de florins (4,1 millions d’euros). Comme le TPI, organe judiciaire de l’Onu, il dispose d’un statut d’extraterritorialité. Pour 39 détenus, il y a 73 membres du personnel, dont une cinquantaine de gardes et un psychiatre. Un seul suicide a été enregistré, celui du croate Slavko Dokmanovic qui s’est pendu avec une cravate en juin 1998.
La prison de La Haye, où Milosevic est écroué, est une prison de haute sécurité, dont personne ne s’est échappé et qui a enregistré un seul suicide depuis sa construction en 1994. Comme ses 38 autres codétenus, Milosevic dispose d’une cellule individuelle munie d’une douche, avec des toilettes, une machine à café, un bureau, une armoire pour ses vêtements, des rayonnages pour ses livres, la télévision, la radio et un lit. «Les conditions du centre sont telles que nous n’avons pas à les ajuster pour recevoir Milosevic», a expliqué Timothy McFadden, officier commandant de l’unité de détention provisoire du TPI. À son arrivée, comme tous les nouveaux détenus, Milosevic doit être placé «en observation», c’est à dire qu’il fera l’objet d’une surveillance 24 heures sur 24 par le circuit interne de...