C’est à cette question que se propose de répondre Jonathan Lipow, vice-président du service de gestion des portefeuilles financiers à la Bank of America de Tel-Aviv, dans un article du Jerusalem Post. «Israël fait systématiquement face au terrorisme (ndlr : l’intifada) et à l’isolement international. Un chômage excessif et une distribution inéquitable du revenu menacent un tissu social délicat. Entre-temps, la sécheresse et la mauvaise gestion ont provoqué l’effondrement de l’office des eaux. Dans des circonstances pareilles, il est difficile de se concentrer sur les problèmes de longue échéance alors qu’Israël fera justement face à long terme à des défis qui minimisent les crises actuelles», a soutenu M. Lipow. La menace la plus dangereuse, selon lui, vient probablement de la situation fiscale précaire qui a acculé le pays dans le piège de l’endettement. «Le service de la dette atteint une telle ampleur que le seul moyen de le financer est de s’endetter davantage. Ceci implique un service de dette encore plus lourd menant à terme au non-respect des échéances de paiement. Il y va sans dire que les dégâts économiques occasionnés alors seraient immenses», a ajouté M. Lipow. À combien se chiffre la dette israélienne ? Le responsable de la Bank of America a indiqué qu’elle représente officiellement 100 % du Produit intérieur brut (ndlr : le PIB s’élevait à 105 milliards $ en 1999). «Bien que ce soit une grande somme, la dette nationale ne devrait pas causer une panique, sauf que cette somme ne constitue que la partie émergente de l’iceberg. L’État a en fait accumulé à travers les années des obligations de retraite non subventionnées, gonflant ainsi la dette totale d’Israël qui atteint en réalité 230 % du PIB», a-t-il expliqué. M. Lipow a ensuite souligné que «peu de pays industrialisés ont un fardeau fiscal excédant 200 % du PIB, notamment le Japon et l’Italie. Or ce niveau d’endettement est considéré alarmant par les économistes et à Tokyo et à Milan alors que leurs homologues israéliens affichent, à tort, leur optimisme». «La mesure la plus importante à adopter afin de sortir du cercle vicieux de l’endettement est de repousser l’âge de la retraite de 60 à 70 ans pour le quart de siècle à venir ; quitte à lier ultérieurement l’âge de la retraite à l’espérance de vie. La bombe à retardement que représente la dette serait ainsi désamorcée», a-t-il conclu. En bon économiste, M. Lipow a proposé des solutions concrètes à la crise économique israélienne. Or, telle qu’il l’a présentée au début de son article, cette crise est éminemment politique. La seule solution efficace à ce défi de longue durée ne peut alors être qu’une option stratégique équivalente : la paix.
C’est à cette question que se propose de répondre Jonathan Lipow, vice-président du service de gestion des portefeuilles financiers à la Bank of America de Tel-Aviv, dans un article du Jerusalem Post. «Israël fait systématiquement face au terrorisme (ndlr : l’intifada) et à l’isolement international. Un chômage excessif et une distribution inéquitable du revenu menacent un tissu social délicat. Entre-temps, la sécheresse et la mauvaise gestion ont provoqué l’effondrement de l’office des eaux. Dans des circonstances pareilles, il est difficile de se concentrer sur les problèmes de longue échéance alors qu’Israël fera justement face à long terme à des défis qui minimisent les crises actuelles», a soutenu M. Lipow. La menace la plus dangereuse, selon lui, vient probablement de la situation fiscale précaire...
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