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Actualités - Chronologies

Le toxico. Il a tout vendu : les meubles, les bijoux de sa femme, jusqu’à son alliance. Il ne reste plus rien à la maison. Et chaque après-midi, c’est sa mère qu’il rudoie pour lui piquer un chèque. Une perturbation de la réalité, du temps, du comportement et des sens. Une quête de délices qui sont portes de tourments : crampes, tremblements et douleurs articulaires insupportables. Confusion, hallucinations, délire de persécution … Le syndrome du manque est une descente irréversible aux derniers cercles de l’enfer. La drogue sévit au Liban. Ce fléau est bien nôtre. Pourtant, souvent fuse ce trait insensé, insensible, fruit d’un lamentable : «Tant pis pour cette engeance». Attention quand même, car «ça n’arrive pas qu’aux autres». Dans certaines boîtes de la ville que fréquentent les jeunes, la vente d’excitants ou de sédatifs puissants se fait au grand jour, si l’on peut dire. Tout le monde le sait. Tout le monde se tait. Vous et moi, nous tous. Or par curiosité, par contagion, pour faire comme le copain ou la copine, ou encore par un jour de déprime, votre enfant pourrait se perdre dans d’effrayants, d’effroyables abîmes. «J’aurais voulu que vous soyez là quand une mère est venue s’agenouiller ici même, me suppliant de sauver son fils unique», dit un médecin. La drogue relève moins de la maladie que d’une faille de la famille, de la société. C’est-à-dire vous et moi, nous autres, tous. Et personne d’autre.
Le toxico. Il a tout vendu : les meubles, les bijoux de sa femme, jusqu’à son alliance. Il ne reste plus rien à la maison. Et chaque après-midi, c’est sa mère qu’il rudoie pour lui piquer un chèque. Une perturbation de la réalité, du temps, du comportement et des sens. Une quête de délices qui sont portes de tourments : crampes, tremblements et douleurs articulaires insupportables. Confusion, hallucinations, délire de persécution … Le syndrome du manque est une descente irréversible aux derniers cercles de l’enfer. La drogue sévit au Liban. Ce fléau est bien nôtre. Pourtant, souvent fuse ce trait insensé, insensible, fruit d’un lamentable : «Tant pis pour cette engeance». Attention quand même, car «ça n’arrive pas qu’aux autres». Dans certaines boîtes de la ville que fréquentent les jeunes, la...