Le prix des billets pour les quatre concerts parisiens de Madonna (de 337 francs à 887 francs) traduit l’inflation pratiquée par les superstars du rock, qui alignent désormais leur politique tarifaire sur celle des vedettes de variétés ou de certains ténors classiques. Les prix pratiqués par Madonna n’ont pas empêché les billets de s’écouler en quelques minutes lors de leur mise en vente le 27 avril. Le premier concert (17 000 billets, pour la représentation du 26 juin) s’est vendu en 45 minutes. Il n’aura fallu que 2 heures 15 supplémentaires pour que le deuxième (le 27 juin) connaisse un sort identique. Le succès a amené les organisateurs a ajouter deux représentations (29 et 30), qui se joueront elles aussi à guichets fermés. Les cimes tarifaires auxquelles arrive U2 pour ses deux prochaines prestations parisiennes (337-667 francs) n’ont pas davantage découragé le public du groupe irlandais. L’intégralité des 17 000 billets pour le concert du 17 juillet a trouvé preneur le jour de mise en vente, le 17 mars, soit quatre mois à l’avance. Les fans de U2 avaient été particulièrement rapides pour acquérir les billets sur Internet, avaient alors indiqué les promoteurs du concert. Une seconde représentation, ajoutée dans la foulée pour le 18 juillet, a connu le même succès. Les coûts de production de spectacle (la tournée de Madonna, selon la production, nécessite près de 200 personnes, auxquelles s’ajoute à chaque concert une équipe locale de 100 intervenants) justifient en partie cette inflation des tarifs, expliquent les promoteurs. Autre facteur déterminant : les descendants de Chuck Berry, John Lee Hooker et autres pionniers du rock imprévoyants ont largement acquis le sens des affaires et tirent avec profit la leçon des arnaques qui coûtèrent des sommes rondelettes à leurs aînés. Les rock stars contemporaines n’hésitent pas à faire monter les enchères entre promoteurs au niveau international. C’est ainsi qu’en 1989, un jeune Canadien, Michael Cohl, ravira les Rolling Stones à leur promoteur attitré depuis vingt ans, Bill Graham, en leur proposant un forfait garanti de plusieurs centaines de millions de dollars pour l’ensemble de la tournée internationale, à charge ensuite pour chaque promoteur local de rentabiliser le concert.
Le prix des billets pour les quatre concerts parisiens de Madonna (de 337 francs à 887 francs) traduit l’inflation pratiquée par les superstars du rock, qui alignent désormais leur politique tarifaire sur celle des vedettes de variétés ou de certains ténors classiques. Les prix pratiqués par Madonna n’ont pas empêché les billets de s’écouler en quelques minutes lors de leur mise en vente le 27 avril. Le premier concert (17 000 billets, pour la représentation du 26 juin) s’est vendu en 45 minutes. Il n’aura fallu que 2 heures 15 supplémentaires pour que le deuxième (le 27 juin) connaisse un sort identique. Le succès a amené les organisateurs a ajouter deux représentations (29 et 30), qui se joueront elles aussi à guichets fermés. Les cimes tarifaires auxquelles arrive U2 pour ses deux prochaines prestations...
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