– On est alcoolique dès qu’on atteint une consommation de plus de trois verres par jour d’une boisson alcoolisée. Faux. La dépendance varie d’un sujet à l’autre. Elle est fonction du poids, du sexe, les femmes étant deux fois plus vulnérables que les hommes. L’alimentation joue aussi un rôle important. À jeûne, l’alcool passe plus rapidement dans le sang et le mode d’existence joue aussi son rôle dans l’accoutumance alcoolique. D’où le fait que certaines populations accusent des taux d’alcoolisme plus élevés que d’autres. – Boire de l’alcool durant la grossesse présente un risque pour l’enfant. Vrai. Compte-tenu du fait que l’alcool franchit très facilement la barrière du placenta, sa concentration dans les tissus du fœtus est ainsi aussi élevée que dans ceux de l’organisme maternel. Les enfants de mères «buveuses» naissent plus petits, en général, et plus malingres que les autres. Ils ont parfois un visage caractéristique et peuvent, si la mère est alcoolique, souffrir de malformations congénitales. À l’heure actuelle, on ne connaît pas encore le seuil de tolérance du fœtus à l’alcool, ni le stade de la gestation auquel l’alcool risquerait d’entraîner des ravages pareils. Dans le doute, mieux vaut s’en tenir aux conseils médicaux autorisant aux femmes enceintes 25 cl. de vin (uniquement) par jour répartis entre le déjeuner et le dîner. À savoir: deux verres à vin par 24 heures. – Tant qu’on n’est pas ivre, il n’est pas dangereux de conduire. Faux. Le taux d’alcoolémie du contrôle routier, en principe, est la teneur en alcool du sang, exprimée en grammes par litre. Une alcoolémie à 0,80 représente 0,80 g d’alcool par litre de sang. Elle atteint le maximum moins de 60 minutes après l’ingestion. Le degré alcoolique de la boisson, le fait de boire à jeûne, la nature des aliments, le poids et le sexe de la personne modifient cette courbe d’alcoolémie. Mais une alcoolémie, même modérée, perturbe très rapidement les réflexes et la vigilance avant même que l’on ressente les effets de l’ivresse. L’alcool, par ailleurs, lève les inhibitions et rend imprudent. Les réflexes aussi sont modifiés bien avant d’avoir le taux de 0,80 g dans le sang. C’est à partir de 0,30 g, en moyenne, qu’ils commencent à être perturbés...
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