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Actualités - Chronologies

Vertiges et peur du vide

Tous les vertiges, hélas, ne sont pas aussi flatteurs que ceux des poètes alimentant leur inspiration ni autant convoîtés que ceux que l’amour procure... Quand la tête tourne entraînant l’impression de perdre l’équilibre, les médecins diagnostiquent un trouble dont il faut rechercher la cause, d’autant plus qu’il peut traduire des affections diverses, de gravité variable. Surtout s’ils surviennent sans facteur déclenchant, dans n’importe quelle circonstance. Un vertige épisodique, dont on connaît la cause, n’a certes rien d’inquiétant. Mais si le phénomène survient à n’importe quel moment, sans cause précise, même en marchant ou en se retournant dans son lit ou s’il se répète à intervalles réguliers, une consultation médicale s’impose. Il peut, en effet, traduire des maladies diverses, dont certaines assez sérieuses, pour imposer un traitement assez urgent. Une affection de l’oreille interne, où siège le centre nerveux de l’équilibre ainsi que celui de l’audition, est susceptible d’entraîner des vertiges. Fréquent et sans gravité, le vertige paroxystique bénin peut en être la cause. Il se produit lorsque le sujet se lève ou se baisse, se tourne dans son lit et il ne s’accompagne jamais de bourdonnements d’oreille ou de baisse de l’audition. Le vertige paroxystique bénin est dû à un mauvais fonctionnement des canaux auriculaires, situés dans l’oreille interne, dont la fonction consiste à renseigner sur la pesanteur. Dans la majorité des cas, un mouvement pratiqué par le médecin (inclinaison du patient d’un côté puis redressement très brusque dans le sens inverse) résout efficacement le problème. Sinon le trouble disparaît graduellement, de lui-même, sans laisser de séquelles. La maladie de Meunière Quand les manifestations s’accompagnent de vomissements, de bourdonnements d’oreille et d’une surdité, il peut s’agir d’une maladie dite «de Meunière». Elle est souvent associée à un terrain allergique et se caractérise par une amplification des liquides de l’oreille interne. Les troubles, en l’absence de tout traitement, peuvent disparaître spontanément au bout d’une ou deux semaines, mais en laissant des séquelles auditives. Dans la majorité des cas (deux fois sur trois), des traitements à base de produits médicamenteux spécifiques, mettant au repos les centres de l’équilibre et contribuant à la réduction des sécrétions des liquides de l’oreille interne, suffisent à juguler ce trouble bien handicapant. Quand les précédents moyens échouent, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Il s’agit de la création d’une «poche de décompression» afin d’atténuer les symptômes. Aucun rapport Il arrive souvent que les vertiges s’accompagnent de troubles qui n’ont aucun rapport avec le domaine des yeux, des oreilles, du nez ou de la gorge. C’est le cas de l’hypertension artérielle, de certains troubles digestifs, mais aussi de la dépression. Il va de soi alors, qu’en traitant directement la cause ce symptôme accessoire disparaît. Par contre, les vertiges liés à une tumeur bénigne du nerf de l’équilibre, situé entre l’oreille et le cerveau (neurinome de l’acoustique), sont beaucoup plus graves mais heureusement plus rares aussi. Dans ce cas, les vertiges sont accompagnés de bourdonnements d’oreille (acouphènes) très agaçants et d’une sensible baisse de l’audition. Scanner et IRM (Imagerie par résonance magnétique nucléaire) permettent d’éliminer ou de confirmer cette (éventuelle) cause. En cas de confirmation du diagnostic, l’ablation chirurgicale du neurinome empêche sa croissance et débarrasse le sujet de ses vertiges. À condition, toutefois, de diagnostiquer tôt cet état.
Tous les vertiges, hélas, ne sont pas aussi flatteurs que ceux des poètes alimentant leur inspiration ni autant convoîtés que ceux que l’amour procure... Quand la tête tourne entraînant l’impression de perdre l’équilibre, les médecins diagnostiquent un trouble dont il faut rechercher la cause, d’autant plus qu’il peut traduire des affections diverses, de gravité variable. Surtout s’ils surviennent sans facteur déclenchant, dans n’importe quelle circonstance. Un vertige épisodique, dont on connaît la cause, n’a certes rien d’inquiétant. Mais si le phénomène survient à n’importe quel moment, sans cause précise, même en marchant ou en se retournant dans son lit ou s’il se répète à intervalles réguliers, une consultation médicale s’impose. Il peut, en effet, traduire des maladies diverses, dont...