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Actualités - Chronologies

YOUGOSLAVIE - Le Kosovo mis en accusation par Poutine et Kostunica

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue yougoslave Vojislav Kostunica ont, dimanche à Belgrade, accusé le Kosovo d’alimenter les tensions dans les Balkans et appelé la communauté internationale à éradiquer l’extrémisme dans cette province. Premier président russe à se rendre dans la République fédérale de Yougoslavie (RFY/Serbie et Monténégro) depuis sa création en 1992, M. Poutine a estimé que la «principale source» de la violence régionale «se trouvait au Kosovo». Cette violence est «avant tout» le fait de «l’intolérance et de l’extrémisme religieux et nationaux», a-t-il souligné au cours d’une déclaration à la presse. «Nous devons désarmer les terroristes», a-t-il martelé. Arrivé samedi soir dans la capitale yougoslave, M. Poutine s’est déplacé dimanche après-midi au Kosovo pour s’entretenir avec les responsables internationaux de cette province de Serbie majoritairement albanaise, administrée depuis juin 1999 par l’Onu. Le président russe a rappelé que seule une stricte application au Kosovo de la résolution 1 244 du Conseil de sécurité de l’Onu pouvait assurer la stabilité de la région. «Quelles que soient les difficultés, nous devons tout faire pour appliquer cette résolution» qui prône l’instauration d’une autonomie dans le cadre de la souveraineté yougoslave, a-t-il insisté sous le regard approbateur du président Kostunica. Ce dernier a une nouvelle fois critiqué l’attitude au Kosovo de la communauté internationale, où les extrémistes ont contraint quelque 200 000 Serbes et non-Albanais à fuir la province en 1999. Pour M. Kostunica, la persistance du conflit opposant en Macédoine les forces gouvernementales à la guérilla albanaise de l’UCK est due à l’incapacité de la Force multinationale de l’Otan (Kfor) d’empêcher les maquisards de se servir du Kosovo comme d’un sanctuaire. «Les nombreuses et mauvaises positions adoptées (au sujet du Kosovo) par la communauté internationale sont à l’origine de la déstabilisation dans la région», a estimé M. Kostunica dont le pays était encore en proie, il y a un mois, à une guérilla albanaise – dans le sud de la Serbie – qui s’approvisionnait en armes et munitions au Kosovo. Selon lui, les «terroristes» albanais menacent «maintenant» la région située «au nord de la Grèce», et les soldats de la Force multinationale de l’Otan au Kosovo (Kfor) n’ont pas été en mesure, jusqu’à présent, de garantir la sécurité dans la province et le retour des déplacés. Abondant «pleinement» dans le sens du président yougoslave, M. Poutine a souligné que l’objectif de la communauté internationale devait être «l’application totale de la 1 244». Au Kosovo, M. Poutine devait rencontrer à l’aéroport de Pristina, chef-lieu de la province, l’administrateur de l’Onu, Hans Haekkerup, et le chef de la Kfor, le général Thorstein Skiaker, ainsi que des officiers et des soldats russes. La visite de M. Poutine est intervenue alors qu’une grave crise politique couve à Belgrade, le pouvoir de M. Kostunica ne parvenant pas à imposer un projet de loi sur la coopération avec le Tribunal pénal international (TPI). Le texte doit être examiné à partir de jeudi par le Parlement fédéral, où la coalition présidentielle ne dispose que d’une majorité relative. En cas de rejet de la loi, la fédération yougoslave risque d’éclater, a averti le vice-Premier ministre fédéral Miroljub Labus. Pressé par la communauté internationale de livrer au TPI l’ancien président yougoslave Slobodan Milosevic – qu’autorise le projet de loi – le régime de Kostunica risque de se retrouver dans une impasse si le texte n’est pas approuvé. Officiellement, MM. Poutine et Kostunica n’ont pas abordé la question. Mais le dirigeant russe a estimé que, confronté à de graves problèmes (le sort de M. Milosevic, le Kosovo ou la pérennité de la fédération), il était «évident» que Belgrade avait «plus que jamais besoin du soutien de la communauté internationale».
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue yougoslave Vojislav Kostunica ont, dimanche à Belgrade, accusé le Kosovo d’alimenter les tensions dans les Balkans et appelé la communauté internationale à éradiquer l’extrémisme dans cette province. Premier président russe à se rendre dans la République fédérale de Yougoslavie (RFY/Serbie et Monténégro) depuis sa création en 1992, M. Poutine a estimé que la «principale source» de la violence régionale «se trouvait au Kosovo». Cette violence est «avant tout» le fait de «l’intolérance et de l’extrémisme religieux et nationaux», a-t-il souligné au cours d’une déclaration à la presse. «Nous devons désarmer les terroristes», a-t-il martelé. Arrivé samedi soir dans la capitale yougoslave, M. Poutine s’est déplacé dimanche après-midi au...