Il y a 61 ans, jour pour jour… Charles de Gaulle au micro de la BBC. «Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !» Un peu lyrique, un peu grandiloquent, l’appel du 18 juin… Il n’empêche. Il a l’exceptionnel mérite d’être resté dans les mémoires. Dans presque toutes les mémoires. Il a électrisé les Français. Les a empêchés de s’endormir. De se noyer. De se vendre. Et puis Charles de Gaulle et ses mémoires de guerre. Il aimait à imaginer la France «telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle». Il avait une «certaine idée de la France», lui. Il n’est demandé à aucun des dirigeants libanais d’avoir le lyrisme, la grandiloquence, l’imagination affective, le destin singulier, la curieuse aventure, l’extraordinaire carrière qui furent, tous, ceux de Charles de Gaulle. Il leur est demandé, et plus particulièrement au premier d’entre eux, de rassurer les Libanais. C’est-à-dire de leur répéter que le redéploiement syrien est une chose positive, mais qu’il devra être beaucoup plus global. À terme définitif. Qu’ils feront le nécessaire pour que le véritable problème – la mainmise, au quotidien, sur le politique, le régime des «services», les fantômes, etc. – puisse commencer, enfin, à être réglé. Qu’ils n’auront plus besoin de personne pour s’inviter, les «réconcilier». Qu’ils feront le nécessaire pour qu’un nouveau Taëf puisse voir le jour. Il leur est juste demandé d’avoir cette certaine idée du Liban. Selon laquelle le Liban ne pourra plus jamais être le Liban sans grandeur. Leur peuple saura alors les remercier comme ils n’en auraient jamais rêvé.
Il y a 61 ans, jour pour jour… Charles de Gaulle au micro de la BBC. «Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !» Un peu lyrique, un peu grandiloquent, l’appel du 18 juin… Il n’empêche. Il a l’exceptionnel mérite d’être resté dans les mémoires. Dans presque toutes les mémoires. Il a électrisé les Français. Les a empêchés de s’endormir. De se noyer. De se vendre. Et puis Charles de Gaulle et ses mémoires de guerre. Il aimait à imaginer la France «telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle». Il avait une «certaine idée de la France», lui. Il n’est demandé à aucun des dirigeants libanais d’avoir le lyrisme, la grandiloquence, l’imagination affective,...
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