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Actualités - Chronologies

Tchétchénie - Réouverture du bureau de l’OSCE

Le président en exercice de l’OSCE, le ministre roumain des Affaires étrangères, Mircea Geoana, a rouvert hier vendredi, après plus de deux ans, un bureau de l’OSCE en Tchétchénie, dans la ville de Znamenskoïe (nord-ouest). M. Geoana, qui est arrivé en début d’après-midi en Tchétchénie, a également rencontré le représentant du Kremlin pour les droits de l’homme dans cette République indépendantiste, Vladimir Kalamanov, avant de visiter un camp de réfugiés. «Pour nous, les objectifs principaux sont le retour des réfugiés, ainsi que le respect des droits de l’homme», a déclaré M. Geoana, écartant toute polémique sur l’octroi d’armements à la nouvelle mission de l’OSCE par les autorités russes. «Nous avons de nombreux projets à caractère humanitaire, ajoute le ministre roumain, et je pense que notre présence en Tchétchénie sera un signal positif pour encourager les ONG à revenir sur le terrain», a estimé le président de l’OSCE. Le ministre a fait état des difficultés pour régler les questions matérielles relatives à l’établissement de la mission à Znamenskoïe, dans le nord-ouest de la Tchétchénie. Interrogé sur l’achat d’armes soviétiques pour assurer la sécurité de la nouvelle délégation, le porte-parole de l’OSCE à Vienne, M. Josué Anselmo, a répondu catégorique : «L’OSCE n’a pas acheté d’armes mais accepté un package, proposé par les Russes, pour assurer notre sécurité». «Il est clair que la Tchétchénie est un des endroits les plus dangeureux au monde», a ajouté le porte-parole qui met l’accent sur la vocation humanitaire de son organisation, notamment le retour des réfugiés et le respect des droits de l’homme. Des véhicules blindés, des lance-grenades, des grenades à fragmentation, des moyens de communication ainsi qu’une escorte de 25 hommes ont été prévus par les autorités russes pour protéger l’équipe de l’OSCE, a-t-on appris de source proche de la délégation. «Mais l’OSCE n’a jamais accepté cette liste d’armements», indique le porte-parole du ministre roumain, M. Victor Micula. Après négociations avec le ministère russe de la Justice, il ne reste plus que les 25 gardes armés, a-t-il ajouté. «Le mandat de l’OSCE du 11 avril 1995 ne sera pas modifié», précisent de nombreux représentants de l’organisation internationale, sous-entendant ainsi que la partie russe était favorable à certains changements. «Les Russes n’étaient guère enthousiastes de voir l’OSCE revenir en Tchétchénie, et il a fallu faire des concessions au nom de la sécurité», affirme une source diplomatique qui a requis l’anonymat. Ce «groupe d’assistance» en Tchétchénie, formé de représentants de l’OSCE, comprendra à terme six personnes et sera dirigé par l’ambassadeur roumain Alexandru Cornea, a précisé M. Geoana. En décembre 1998, les membres européens de la mission permanente de l’OSCE à Grozny s’étaient repliés sur Moscou en raison «de la détérioration des conditions de sécurité», notamment des risques d’enlèvements. Cette mission de l’OSCE avait joué un rôle important dans la mise en place d’un dialogue politique entre Moscou et les séparatistes lors du précédent conflit en Tchétchénie (1994-1996). L’élection présidentielle du chef de guerre tchétchène Aslan Maskhadov avait été supervisée par l’OSCE. «La partie russe espère que la mission de l’OSCE soutiendra les activités des autorités fédérales et de l’Administration tchétchène destinées à améliorer la situation socio-économique dans la République», a, pour sa part, indiqué à Moscou le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. Toutefois, selon les ONG, s’il n’y a presque plus de bombardements en Tchétchénie, les exactions de troupes russes contre les civils se poursuivent et chaque jour a son lot de morts, de blessés et de disparus, tandis que Moscou accuse les rebelles indépendantistes d’attaques contre les officiels et forces prorusses.
Le président en exercice de l’OSCE, le ministre roumain des Affaires étrangères, Mircea Geoana, a rouvert hier vendredi, après plus de deux ans, un bureau de l’OSCE en Tchétchénie, dans la ville de Znamenskoïe (nord-ouest). M. Geoana, qui est arrivé en début d’après-midi en Tchétchénie, a également rencontré le représentant du Kremlin pour les droits de l’homme dans cette République indépendantiste, Vladimir Kalamanov, avant de visiter un camp de réfugiés. «Pour nous, les objectifs principaux sont le retour des réfugiés, ainsi que le respect des droits de l’homme», a déclaré M. Geoana, écartant toute polémique sur l’octroi d’armements à la nouvelle mission de l’OSCE par les autorités russes. «Nous avons de nombreux projets à caractère humanitaire, ajoute le ministre roumain, et je pense que...