Le Britannique Colin McRae (Ford Focus WRC) occupait la tête du rallye de l’Acropole devant une autre Ford, celle de l’Espagnol Carlos Sainz, à l’issue de la première journée, hier soir à Itea. Mais ce qui pourrait passer pour une domination des deux Ford ressemblait plutôt à un poker menteur des Subaru Impreza WRC. Les jeunes loups du constructeur japonais, le Norvégien Petter Solberg et l’Estonien Markko Martin, avaient mené la danse, jusqu’à la dernière spéciale du jour (ES6), après que l’ES5 eut été annulée en raison d’un trop grand nombre de spectateurs. Richard Burns, lui, n’était pas loin, juste dans le sillage de Colin McRae en embuscade derrière les deux Subaru. Toutefois, dans l’ultime épreuve chronométrée, sur les 26,92 km que l’Anglais avait déjà maîtrisés une première fois (ES1), les Subaru ralentissaient volontairement le rythme, beaucoup même pour Solberg alors en tête. «C’est vrai, nous avons joué tactiquement, expliquait-on chez Subaru. Solberg, lui, a dû composer en plus avec un problème de boîte de vitesses». Burns avait perdu à Chypre pour avoir ouvert la route le dimanche. En le laissant en tête au soir du deuxième jour, Colin McRae s’était donné les armes pour gagner. Cette fois, le pilote Subaru ne voulait plus se faire surprendre. S’élançant ce matin derrière les Ford, Burns pourra calculer à son aise. Et laisser Colin McRae et Carlos Sainz nettoyer les routes grecques pour le final dimanche, s’accordant ainsi un avantage indéniable. ... et chat noir Pendant que Subaru et Ford jouaient au chat et à la souris, un autre chat, noir celui-là, avait poursuivi le Lion, les deux Peugeot 206 WRC de Didier Auriol et du champion du monde Marcus Gronholm ayant rapidement disparu de l’épreuve grecque. Embrayage pour le Français (ES1), grosse pierre au milieu de la route pour le Finlandais (ES3), l’Acropole, comme l’Argentine et Chypre, sonnait le glas des espérances de Peugeot, laissant le chemin libre à ses concurrents. «Le plus gros problème est qu’il y a des grosses pierres et si vous les percutez cela peut causer de sérieux dommages», indiquait d’ailleurs Colin McRae. Gronholm pouvait en témoigner. Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer) en revanche n’en était pas aux calculs. Sans doute échaudé par sa sortie de route à Chypre, fébrile, handicapé également par sa première place au départ, le quadruple champion du monde avait concédé beaucoup de temps. François Delecour, lui non plus. Le Français devait composer avec une grosse entorse au poignet droit, suite à une chute de vélo la veille, une crevaison qui lui avait fait perdre une minute et demie dès l’ES1. Dans l’ES4, la souffrance ne l’avait pas empêché de réaliser le 2e temps derrière Colin McRae. «Si je peux obtenir le 2e temps avec un poignet blessé, imaginez ce que cela aurait été dans des conditions normales», plaisantait Delecour. Quant à Gilles Panizzi, sur une Peugeot 206 WRC privée de la Griffone, il ne pouvait être que satisfait de sa 6e place hier soir. Un rayon de soleil qui ne suffisait pas à consoler Peugeot et le camp français, Citroën ayant également perdu ses meilleures chances avec l’abandon du Suédois Thomas Radstrom (problèmes électriques).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Britannique Colin McRae (Ford Focus WRC) occupait la tête du rallye de l’Acropole devant une autre Ford, celle de l’Espagnol Carlos Sainz, à l’issue de la première journée, hier soir à Itea. Mais ce qui pourrait passer pour une domination des deux Ford ressemblait plutôt à un poker menteur des Subaru Impreza WRC. Les jeunes loups du constructeur japonais, le Norvégien Petter Solberg et l’Estonien Markko Martin, avaient mené la danse, jusqu’à la dernière spéciale du jour (ES6), après que l’ES5 eut été annulée en raison d’un trop grand nombre de spectateurs. Richard Burns, lui, n’était pas loin, juste dans le sillage de Colin McRae en embuscade derrière les deux Subaru. Toutefois, dans l’ultime épreuve chronométrée, sur les 26,92 km que l’Anglais avait déjà maîtrisés une première fois (ES1),...