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Actualités - Chronologies

Plan Mitchell : Annan arrondit - les angles avec Assad

Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan a arrondi les angles avec la Syrie mais sans parvenir à surmonter son hostilité de fond au plan de cessez-le-feu israélo-palestinien élaboré par les États-Unis, lors d’une visite de moins de 24 heures à Damas. M. Annan, qui effectue une tournée au Proche-Orient pour obtenir le soutien des pays de la région au plan Mitchell de règlement du conflit, a rencontré jeudi matin pendant une heure le président syrien Bachar el-Assad. Le secrétaire général de l’Onu a tenté d’apporter des clarifications sur ce plan qui vise à ramener les parties à la table des négociations après une série de mesures de confiance, mais la Syrie craint une nouvelle approche qui abandonne la recherche d’une paix fondée sur les résolutions de l’Onu. «Nous avons discuté (avec Assad) du rapport Mitchell et je lui ai dit que le rapport ne remplace pas les résolutions» de l’Onu, a déclaré M. Annan à la presse après la rencontre. Le rapport Mitchell «est une étape intermédiaire pour ramener les parties à la table des négociations et régler leurs divergences sur la base de la paix contre les territoires (occupés en 1967), un principe qui constitue le fondement des résolutions de l’Onu», a expliqué M. Annan. Le président Assad «a apporté son soutien (au plan Mitchell) dans ce contexte général, mais il ne veut pas que les propositions Mitchell soient vues comme un remplacement des résolutions de l’Onu», a-t-il ajouté. Selon le compte-rendu de la rencontre donné par l’agence officielle Sana, M. Assad «a souhaité que M. Annan concentre ses efforts sur l’application des résolutions de l’Onu ayant trait au conflit israélo-arabe». M. Assad a jugé «vaine la division en volets des négociations de paix» entre Israël et les différentes parties arabes – Syrie, Liban, Palestiniens –, et a averti que «toute mesure prise qui n’aura pas convaincu l’opinion publique arabe compliquera la situation dans la région», selon Sana. Un haut responsable de l’Onu, ayant requis l’anonymat et ayant participé aux discussions, a souligné que le président syrien avait exprimé «ses réserves claires» par rapport au document Mitchell. «Ils craignent manifestement que le rapport Mitchell marque le début d’une nouvelle approche qui abandonne les résolutions» fondées sur le principe de «la paix contre les territoires». Selon ce responsable de l’Onu, l’hostilité de la Syrie est notamment fondée sur le fait que le plan Mitchell ne fait aucune référence aux résolutions 242 et 338 qui étaient à la base du processus de paix israélo-arabe. M. Annan a indiqué avoir plaidé en outre devant M. Assad pour la stabilité de la situation sur la ligne bleue tracée par l’Onu, confirmant le retrait israélien du Liban-Sud en mai 2000, et pour «éviter toute escalade». Israël a menacé de frapper une nouvelle fois les forces syriennes au Liban en cas de nouvelle attaque du Hezbollah chiite libanais, soutenu par Damas et Téhéran. Sur le dossier irakien, M. Annan a indiqué que M. Assad «pense» que le projet de résolution en discussion au Conseil de sécurité de l’Onu «devrait prendre en considération le consentement et les intérêts des pays environnants» de l’Irak, qui importent du pétrole irakien sans autorisation des Nations unies.
Le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan a arrondi les angles avec la Syrie mais sans parvenir à surmonter son hostilité de fond au plan de cessez-le-feu israélo-palestinien élaboré par les États-Unis, lors d’une visite de moins de 24 heures à Damas. M. Annan, qui effectue une tournée au Proche-Orient pour obtenir le soutien des pays de la région au plan Mitchell de règlement du conflit, a rencontré jeudi matin pendant une heure le président syrien Bachar el-Assad. Le secrétaire général de l’Onu a tenté d’apporter des clarifications sur ce plan qui vise à ramener les parties à la table des négociations après une série de mesures de confiance, mais la Syrie craint une nouvelle approche qui abandonne la recherche d’une paix fondée sur les résolutions de l’Onu. «Nous avons discuté (avec Assad) du...