Chez Christie’s, à Paris, a eu lieu, voilà quelque temps, la dispersion des bijoux fantaisie de Kenneth Jay Lane. Près de 200 pièces datant des années 60 à nos jours dont les estimations ont été basées sur les prix affichés dans le commerce. Kenneth Jane Lane est «le» créateur par excellence du bijou fantaisie, adoré par les Américains et convoité par les Européens. Ses colifichets enchantent la jet-set internationale et atteignent des prix faramineux. Humour, légèreté, effronterie, vanité, séduction et cela dès ses débuts en 1962. Vendus chez Sak’s, le grand magasin de la Cinquième Avenue à New York, ses faux bijoux signés s’arrachent comme des petits pains. Parmi ses créations les plus notoires : les bracelets en lézard, les tresses en perles, les boucles d’oreille couleur bonbon. Le personnage sert parfaitement l’œuvre : il roule dans une monumentale Rolls Royce de collection, dont la plaque d’immatriculation arbore ses initiales, il s’habille en artiste d’opérette et affiche ses caprices comme une star des années 20... Ses clientes se parent de ses fantaisies les plus débridées, sans complexe. Parmi elles, la duchesse de Windsor, Nancy Reagan, Barbara Bush, Elizabeth Taylor. Une des plus célèbres actrices de Broadway, Carol Channing, avait mis au point un numéro qui avait gardé la scène des années durant. Chaque fois qu’elle chantait le célèbre air Les hommes préfèrent les blondes et qu’elle offrait sa bague en diamant au public, c’était un bijou de Kenneth Lane. Elle les avait commandées par centaine et dut à trois reprises répéter sa commande ! Porter un bijou signé KJL est toujours un must qui classe bien haut celle qui le porte... Du toc chic ? Absolument. Mais célèbre. Au point, pour ses clientes nanties, de les garder en banque ! Il n’y a pas que les matériaux qui soient faux dans l’œuvre de KJL. L’artiste copie tout sans s’en cacher. Il trouve son inspiration au cours de ses pérégrinations à travers l’Inde, le Maroc, le Pérou. Ses collections ethniques sont inestimables. Elles comportent des masques en or, des parures égyptiennes anciennes, des objets de fouilles. Il imite sans complexe des modèles de Cartier, de Bulgari, de David Webb... La plupart d’entre eux n’y voient qu’un hommage. D’autres se taisent refusant de lui faire de la publicité. En regardant de près l’œuvre de KJL on s’aperçoit qu’en fait il n’a absolument rien inventé. Tout sauf le succès...
Chez Christie’s, à Paris, a eu lieu, voilà quelque temps, la dispersion des bijoux fantaisie de Kenneth Jay Lane. Près de 200 pièces datant des années 60 à nos jours dont les estimations ont été basées sur les prix affichés dans le commerce. Kenneth Jane Lane est «le» créateur par excellence du bijou fantaisie, adoré par les Américains et convoité par les Européens. Ses colifichets enchantent la jet-set internationale et atteignent des prix faramineux. Humour, légèreté, effronterie, vanité, séduction et cela dès ses débuts en 1962. Vendus chez Sak’s, le grand magasin de la Cinquième Avenue à New York, ses faux bijoux signés s’arrachent comme des petits pains. Parmi ses créations les plus notoires : les bracelets en lézard, les tresses en perles, les boucles d’oreille couleur bonbon. Le personnage sert...
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