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Actualités - Chronologies

Blatter affronte le comité exécutif

Le président de la Fédération internationale de football (Fifa), Sepp Blatter, doit faire face aujourd’hui à l’un des passages les plus difficiles de sa présidence, lors d’une réunion du comité exécutif qui pourrait bien se transformer en procès de sa gestion de l’organisation. En principe, le comité exécutif a été convoqué pour que Blatter s’explique sur les faillites d’ISMM et ISL, les sociétés de marketing partenaires de la Fifa. Un rapport du cabinet d’audit Ernst & Young sera présenté au comité financier. Mais les représentants de l’Union européenne de football (UEFA) entendent profiter de cette occasion pour poser à Blatter 25 questions détaillées sur sa gestion de l’instance dirigeante du ballon rond. Si le Suisse n’apporte pas les réponses attendues des membres du comité exécutif, il risque d’être confronté à une motion de défiance, qui serait discutée lors du congrès extraordinaire de la Fifa, les 6 et 7 juillet à Buenos Aires. Manque de transparence Le président de l’UEFA, Lennart Johansson, candidat malheureux à la présidence de la Fifa face à Blatter en 1998, mène le groupe des mécontents. Ses troupes ont grossi après le refus de Blatter de reporter la réunion de mercredi pour permettre au Suédois d’y participer. Son absence ne lui empêchera pas de se rappeler au bon souvenir de Blatter. Johansson a envoyé lundi une lettre à son rival, lui posant une série de questions. La plupart des questions portent sur la faillite d’ISL et sur ses conséquences financières sur l’organisation des Coupes du monde de 2002 et 2006, dont la société détenait les droits pour le marketing. Ce partenaire de longue date de la Fifa doit faire face à quelque 300 millions de dollars de dettes. Blatter a dû admettre que cette faillite avait coûté 56 millions de dollars à la Fifa. L’autre point controversé concerne les 60 millions de dollars versés selon la Fifa l’an dernier par TV Globo, une chaîne brésilienne, à ISMM. Blatter affirme ne pas avoir accès au compte où a été versée cette somme. Mais le Suisse, qui est entré à la Fifa en 1975, doit aussi affronter les critiques de ceux qui dénoncent une gestion peu transparente de l’instance. «Moi-même et d’autres membres n’avons pas toujours été informés de manière adéquate au sujet de nombreuses questions stratégiques, qui ont été appliquées sans qu’il y ait eu de véritables discussions», accuse Johansson, qui est aussi vice-président de la Fifa.
Le président de la Fédération internationale de football (Fifa), Sepp Blatter, doit faire face aujourd’hui à l’un des passages les plus difficiles de sa présidence, lors d’une réunion du comité exécutif qui pourrait bien se transformer en procès de sa gestion de l’organisation. En principe, le comité exécutif a été convoqué pour que Blatter s’explique sur les faillites d’ISMM et ISL, les sociétés de marketing partenaires de la Fifa. Un rapport du cabinet d’audit Ernst & Young sera présenté au comité financier. Mais les représentants de l’Union européenne de football (UEFA) entendent profiter de cette occasion pour poser à Blatter 25 questions détaillées sur sa gestion de l’instance dirigeante du ballon rond. Si le Suisse n’apporte pas les réponses attendues des membres du comité exécutif, il...