Abolie en droit ou de facto dans 109 pays sur 195, selon le décompte d’Amnesty International, la peine de mort est de moins en moins appliquée dans le monde où une quarantaine de nouveaux pays l’ont supprimée depuis une vingtaine d’années. D’après le Centre d’information sur la peine de mort, un organisme américain hostile à la peine capitale, 75 pays, dont la quasi-totalité des pays européens et presque tous les pays latino-américains, avaient, au 1er avril dernier, aboli la peine de mort pour tous les crimes, 13 pays pour les crimes ordinaires seulement, et 20 autres de facto. Depuis le 29 mai, le Chili est venu s’ajouter à la liste des pays abolitionnistes. En Europe, la peine capitale est encore formellement en vigueur pour les crimes en temps de paix dans trois pays membres du Conseil de l’Europe, l’Albanie, la Russie et la Turquie, mais ces trois pays appliquent tous un moratoire sur les exécutions depuis plusieurs années. La Turquie est en fait le seul État parmi les 41 membres du Conseil de l’Europe à n’avoir ni signé ni ratifié le protocole n° 6 de la Convention européenne des droits de l’homme abolissant la peine de mort. Les dernières exécutions dans les pays membres du Conseil de l’Europe remontent à 1998 en Russie (Tchétchénie), 1997 en Ukraine et 1984 en Turquie. En temps de guerre, Chypre et Malte s’ajoutent à la liste des pays n’ayant pas aboli la peine de mort. En Amérique latine, seuls Cuba et le Guatemala l’appliquent encore pleinement, les autres l’ayant aboli ou ne l’appliquant que pour des crimes exceptionnels comme, par exemple au Mexique, la trahison en cas de guerre ou l’assassinat d’un chef d’État. Les dernières exécutions officielles en Amérique latine, hormis Cuba et le Guatemala, remontent à 1985 au Chili et 1979 au Pérou. Au Venezuela, premier pays latino-américain abolitionniste, il n’y a pas eu d’exécution depuis 1863. En revanche, 86 pays maintiennent encore la peine capitale. Le nombre record d’exécutions est détenu depuis des années par la Chine : 1 067 en 1998 et plusieurs centaines au cours des cinq premiers mois de 2001. Pour leur part, les États-Unis font figure d’exception puisqu’ils sont un des rares pays à avoir réintroduit la peine capitale en 1976. Depuis cette date, 716 condamnés à mort ont été exécutés et plus de 3 700 personnes, dont une cinquantaine de femmes, attendent leur tour dans les couloirs de la mort. L’Iran, l’Arabie séoudite, Taïwan, l’Afghanistan, la Sierra Leone ou le Rwanda ont également exécuté plusieurs dizaines de personnes ces dernières années. Une inconnue subsiste en ce qui concerne l’Irak où des centaines d’exécutions ont été rapportées, mais sans qu’Amnesty International ne soit en mesure de les confirmer.
Abolie en droit ou de facto dans 109 pays sur 195, selon le décompte d’Amnesty International, la peine de mort est de moins en moins appliquée dans le monde où une quarantaine de nouveaux pays l’ont supprimée depuis une vingtaine d’années. D’après le Centre d’information sur la peine de mort, un organisme américain hostile à la peine capitale, 75 pays, dont la quasi-totalité des pays européens et presque tous les pays latino-américains, avaient, au 1er avril dernier, aboli la peine de mort pour tous les crimes, 13 pays pour les crimes ordinaires seulement, et 20 autres de facto. Depuis le 29 mai, le Chili est venu s’ajouter à la liste des pays abolitionnistes. En Europe, la peine capitale est encore formellement en vigueur pour les crimes en temps de paix dans trois pays membres du Conseil de l’Europe,...
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