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Actualités - Chronologies

L’Inde en position délicate

L’instabilité au Népal où trois rois se sont succédé en quatre jours a placé le grand voisin indien dans une situation délicate, et le moindre faux pas pourrait déclencher une crise, ont estimé mardi des analystes et des journaux indiens. Le Premier ministre de l’Inde, Atal Behari Vajpayee, a déclaré que New Delhi suivait «sérieusement les développements au Népal». Il a rejeté l’idée d’un «complot». De son côté, le ministère des Affaires extérieures a qualifié la situation de «tendue et délicate». À plusieurs reprises, depuis un an, des manifestations de rues anti-indiennes ont été signalées au Népal. Les vols réguliers de la Royal Nepal Airlines n’ont pas décollé de New Delhi lundi et mardi matin, et un vol d’Indian Airlines a été retardé d’une heure, ont indiqué les compagnies. Un agent de voyage en Inde a fait état d’un nombre important d’annulations de billets. «Si l’instabilité se poursuit, l’inquiétude grandira certainement en Inde», a estimé Kalim Bahadur, professeur à l’École d’études internationales de l’Université Nehru. «Les deux pays sont si étroitement liés que la frontière est pratiquement ouverte. Le moindre faux pas pourrait créer des malentendus». Des manifestants népalais avaient brûlé des journaux indiens au lendemain du massacre ayant décimé la quasi-totalité de la famille royale, vendredi dernier. À New Delhi, la presse avait souligné «les origines indiennes» d’une femme dont s’était épris le prince héritier Dipendra, accusé d’avoir perpétré la tuerie par des responsables népalais. Rumeurs, informations et désinformations avaient mis le feu aux poudres il y a six mois lorsque des journaux népalais avaient attribué à un grand acteur indien, Hrithik Roshan, des propos antinépalais. L’intéressé avait démenti. La police avait tiré dans la foule à Katmandou (cinq morts) et des commerçants indiens avaient été attaqués. Dans un communiqué inhabituel lundi soir, le gouvernement de New Delhi a demandé aux organes de presse indiens de «respecter les institutions du Népal et les sentiments de la population». L’Inde, le Pakistan et la Chine ont toujours suivi de près l’évolution de la situation dans le petit royaume du Népal, où se poursuit une rébellion maoïste. L’accession au trône d’un nouveau roi et l’attitude de l’armée népalaise face à la crise font l’objet d’un examen attentif dans les capitales concernées. «Migraine himalayenne», titrait mardi le quotidien Hindustan Times. «Le Népal est géographiquement près du front de l’Inde et, en ce moment, le mal de tête est terrible».
L’instabilité au Népal où trois rois se sont succédé en quatre jours a placé le grand voisin indien dans une situation délicate, et le moindre faux pas pourrait déclencher une crise, ont estimé mardi des analystes et des journaux indiens. Le Premier ministre de l’Inde, Atal Behari Vajpayee, a déclaré que New Delhi suivait «sérieusement les développements au Népal». Il a rejeté l’idée d’un «complot». De son côté, le ministère des Affaires extérieures a qualifié la situation de «tendue et délicate». À plusieurs reprises, depuis un an, des manifestations de rues anti-indiennes ont été signalées au Népal. Les vols réguliers de la Royal Nepal Airlines n’ont pas décollé de New Delhi lundi et mardi matin, et un vol d’Indian Airlines a été retardé d’une heure, ont indiqué les compagnies. Un...