La semaine dernière, Le Parisien Aujourd’hui a lancé une nouvelle offensive en publiant une interview de Patrick Dierich, un ancien membre de l’OCI, soulignant que François Mitterrand «était parfaitement au courant de sa double appartenance» au Parti socialiste et à l’OCI. «Il n’y a aucune ambiguïté : j’étais dans la même cellule que lui au cours de l’été 1971. C’était le “camarade Michel”», affirmait M. Dierich. Deuxième vague, cette semaine, avec le témoignage de Boris Fraenkel, l’un des fondateurs de l’OCI, sur les sites Internet du Nouvel Observateur et de L’Express, et dans Le Monde daté de mercredi. Cette fois, Lionel Jospin a décidé de «dire sa vérité». En agissant de la sorte, il tente d’évacuer cette question lancinante qui n’aurait pas manqué d’être utilisée par ses adversaires au cours de la campagne présidentielle. Le président Jacques Chirac n’a jamais caché qu’il avait, dans sa jeunesse, distribué le quotidien communiste L’Humanité et signé l’appel de Stockholm. Sans jamais prononcer le nom de l’organisation lambertiste, Lionel Jospin a justifié son engagement par «deux éléments essentiels dans son mûrissement politique et son engagement : l’anticolonialisme et l’antistalinisme». «Je n’ai donc à formuler ni regret ni excuse», a-t-il dit. Il a tenté de justifier ses démentis passés en faisant une distinction entre son militantisme trotskiste qui n’était «pas public» et son appartenance au PS qui, elle, l’était. Dans ces conditions, «je ne voyais pas pourquoi j’aurais à en rendre compte», a poursuivi le Premier ministre. «Je pense que ce qui est important, c’est ce que je fais depuis quatre ans, peut-être aussi ce que nous ferons ensemble», a poursuivi Lionel Jospin, dans une allusion aux échéances électorales de 2002. En juin 1997, il confiait au Monde, en reprenant André Malraux : «Un homme n’est pas ce qu’il cache, il est ce qu’il fait».
La semaine dernière, Le Parisien Aujourd’hui a lancé une nouvelle offensive en publiant une interview de Patrick Dierich, un ancien membre de l’OCI, soulignant que François Mitterrand «était parfaitement au courant de sa double appartenance» au Parti socialiste et à l’OCI. «Il n’y a aucune ambiguïté : j’étais dans la même cellule que lui au cours de l’été 1971. C’était le “camarade Michel”», affirmait M. Dierich. Deuxième vague, cette semaine, avec le témoignage de Boris Fraenkel, l’un des fondateurs de l’OCI, sur les sites Internet du Nouvel Observateur et de L’Express, et dans Le Monde daté de mercredi. Cette fois, Lionel Jospin a décidé de «dire sa vérité». En agissant de la sorte, il tente d’évacuer cette question lancinante qui n’aurait pas manqué d’être utilisée par ses...
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