Anthony Quinn, le colosse de «Guns of Navarone» et de «Zorba the Greek», le Zampano de «La Strada», laisse plus de trois cents films, cinq veuves et treize orphelins dont l’aîné a près de 60 ans et le plus jeune moins de dix. Fils d’un Irlandais du Mexique – farouche partisan de Pancho Villa – et d’une Mexicaine d’origine aztèque, il a obtenu deux Oscars pour Viva Zapatta et Lust for Life, la vie passionnée de Vincent Van Gogh. Anthonio Quinones-Oaxaca est né le 21 avril 1915 à Chihuahua, au Mexique. Son père, cameraman à Hollywood, lui fait découvrir le cinéma. Il se passionne ensuite pour la peinture, la sculpture et veut devenir architecte. Mais son professeur l’ayant envoyé «apprendre à parler» dans un cours d’art dramatique – il zozotte –, Tony rêve alors de devenir acteur. Pour se cultiver, il lit un livre par semaine, se constituant une bibliothèque de plus de 5 000 volumes. L’année 1936 marque ses débuts : au théâtre avec Mae West dans Clean Beds, et au cinéma où il interprète un gangster dans Parole et un chef cheyenne dans The Plainsman de Cecil B. DeMille. En octobre 1937, il épouse sa fille Katherine qui lui donnera cinq enfants. Pendant dix ans (1937-1947), Anthony Quinn joue des rôles d’Indiens, de Mexicains, de voyous. Surtout dans des films de son beau-père mais aussi de Raoul Wash avec They Died With Their Boots On (1941), de Henry King avec The Black Swann (1942), de William Wellman avec The Ox-Bow Incident (1943) et Buffalo Bill (1944). Lassé, il revient au théâtre (1948-1950) avec A Street Car Named Desire de Tennessee Williams. En 1958, il s’essaiera également derrière la caméra pour réaliser Les Boucaniers, un remake des Flibustiers de Cecil B. DeMille, avec Charlton Heston et Yul Brynner. Après son retour à Hollywood et une apparition remarquée dans Viva Zapata d’Élia Kazan, où il affronte Marlon Brando (1952), Anthony Quinn est enfin reconnu comme une star. Pour lui qui vit alors en Italie avec sa famille, c’est la grande époque de gloire avec notamment La Strada de Federico Fellini (1954), Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy (1956) avec Gina Lollobrigida, Lust for Life de Vincente Minnelli (1956) où il incarne Gauguin, The Guns of Navarone (1961) de J. Lee Thompson, Lawrence of Arabia de David Lean (1962), Zorba the Greek de Michael Cacoyannis (1964), High Wind in Jamaica d’A. Mackendrick (1965). En juillet 1996, à 81 ans, il a un 13e enfant, le second avec son ancienne secrétaire Kathy Benvin, 34 ans. Ryan est son neuvième fils. Après trois filles et deux fils, dont l’un se noiera accidentellement en 1941, avec Katherine DeMille (26 ans de mariage) et trois autres fils avec Iolanda Addolori (32 ans de mariage), il a admis dans ses mémoires One Man Tango avoir eu trois «accidents biologiques» dont sont issus trois autres fils, deux en Allemagne, un troisième en France.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Anthony Quinn, le colosse de «Guns of Navarone» et de «Zorba the Greek», le Zampano de «La Strada», laisse plus de trois cents films, cinq veuves et treize orphelins dont l’aîné a près de 60 ans et le plus jeune moins de dix. Fils d’un Irlandais du Mexique – farouche partisan de Pancho Villa – et d’une Mexicaine d’origine aztèque, il a obtenu deux Oscars pour Viva Zapatta et Lust for Life, la vie passionnée de Vincent Van Gogh. Anthonio Quinones-Oaxaca est né le 21 avril 1915 à Chihuahua, au Mexique. Son père, cameraman à Hollywood, lui fait découvrir le cinéma. Il se passionne ensuite pour la peinture, la sculpture et veut devenir architecte. Mais son professeur l’ayant envoyé «apprendre à parler» dans un cours d’art dramatique – il zozotte –, Tony rêve alors de devenir acteur. Pour se cultiver,...