Un mois après sa victoire en Argentine, le Britannique Colin McRae (Ford Focus WRC) a récidivé en s’imposant au rallye de Chypre, sixième épreuve du championnat du monde, dimanche à Limassol. Pas plus Richard Burns (Subaru Impreza WRC) que Carlos Sainz, l’équipier de chez Ford, n’ont pu empêcher l’Écossais de remporter le 22e succès de sa carrière, et encore moins Marcus Gronholm (Peugeot 206 WRC), le quatrième larron. Ils étaient en effet quatre au départ dimanche matin à briguer la victoire, quatre pilotes déterminés, prêts à prendre tous les risques. Si Burns comprenait rapidement qu’il ne pourrait pas grand-chose contre McRae, en raison du handicap de son ordre de départ, de son «statut d’ouvreur», Gronholm et Sainz, eux, pensaient avoir une chance. Le Finlandais notamment qui entamait la matinée par un temps scratch. Malheureusement pour le champion en titre, cette performance ne devait être qu’un chant du cygne. Des soucis de pneumatiques le ralentissaient d’abord. Puis, dans le parcours de liaison après la 18e spéciale, le moteur de sa Peugeot 206 WRC coupait. C’en était fini des illusions de Gronholm, du constructeur français. Incapable de redémarrer le moteur, le Finlandais enregistrait une nouvelle déception, lui qui espérait tant se remettre en selle par un succès. Au lieu de cela, son capital points restait bloqué à quatre. Pendant que Colin McRae, Burns, 2e, et Sainz, 3e, engrangeant de précieux points, revenaient sur Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer), contraint lui aussi de renoncer dès vendredi, en tête du championnat. La veille au soir, chacun attendait une lutte sans merci, une formidable empoignade. Or, dimanche, le final devait être limpide, sans réel suspense. «Les spéciales sont sales et glissantes et, quand vous avez moins d’adhérence que les voitures placées derrière vous, il n’y a réellement pas grand-chose à faire. Il faudrait qu’il arrive quelque chose à Colin (McRae) pour espérer gagner», avertissait Burns avant les quatre dernières spéciales de l’après-midi. Depuis l’Argentine cependant, la chance semble avoir tourné pour McRae après une longue période de doute, de revers. Dimanche, l’Écossais passait au travers des problèmes, ne commettait aucune faute. Et se livrait à une attaque de tous les instants. « Formule gagnante » Intouchable, Colin McRae disposait d’une avance trop grande pour redouter un retour de Burns dans l’ultime spéciale entre Mari et Monagroulli. Là même où le matin, l’Anglais s’était déjà montré le plus rapide pour la première fois du rallye. Vingt secondes séparaient les deux hommes. Sur 7 km, la tâche de Burns était impossible. Un second temps scratch ne servait à rien. Burns devait se contenter de la deuxième place, Carlos Sainz de la troisième. «Nous avons gagné le plus difficile rallye de la saison, alors vous pouvez imaginer le plaisir que cela nous procure, disait Colin McRae. Cela n’a pas été facile mais nous avons attaqué le plus possible. Tout a bien fonctionné, les pilotes, la voiture, les pneus, c’est la formule gagnante». Colin McRae et son coéquipier espagnol affichaient une grande confiance en arrivant à Chypre. Avec la Ford Focus, ils estimaient disposer d’une voiture redoutable d’efficacité sur un parcours cassant, dans des conditions difficiles. Ils ne se trompaient pas. «Notre but a toujours été les épreuves dures parce qu’elles semblent convenir parfaitement à notre voiture, indiquait le vainqueur. Deux victoires d’affilée, les deux voitures à l’arrivée, on peut vraiment penser aux titres maintenant». D’autant que les deux prochains rallyes en Grèce et au Kenya seront tout aussi éprouvants.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un mois après sa victoire en Argentine, le Britannique Colin McRae (Ford Focus WRC) a récidivé en s’imposant au rallye de Chypre, sixième épreuve du championnat du monde, dimanche à Limassol. Pas plus Richard Burns (Subaru Impreza WRC) que Carlos Sainz, l’équipier de chez Ford, n’ont pu empêcher l’Écossais de remporter le 22e succès de sa carrière, et encore moins Marcus Gronholm (Peugeot 206 WRC), le quatrième larron. Ils étaient en effet quatre au départ dimanche matin à briguer la victoire, quatre pilotes déterminés, prêts à prendre tous les risques. Si Burns comprenait rapidement qu’il ne pourrait pas grand-chose contre McRae, en raison du handicap de son ordre de départ, de son «statut d’ouvreur», Gronholm et Sainz, eux, pensaient avoir une chance. Le Finlandais notamment qui entamait la matinée...