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Actualités - Chronologies

Cyclisme - 15e étape du Giro - Un duel Frigo-Simoni

Le Giro 2001 est devenu un match entre les Italiens Dario Frigo, vainqueur hier du grand contre-la-montre de 55,5 kilomètres, et Gilberto Simoni, toujours porteur du maillot rose de leader après cette 15e étape qui s’est terminée à Salo au bord du lac de Garde. Frigo et Simoni ont éclipsé leurs adversaires, spécialistes ou non de l’effort solitaire. Le contre-la-montre a ajouté un nouvel épisode à un duel engagé depuis l’étape des Dolomites, vendredi dernier, quand Simoni a mis fin aux neuf jours passés en rose par Frigo. Déçu d’avoir seulement fait jeu égal avec son rival samedi dans l’étape d’Arco, Simoni s’est surpassé dans un exercice théoriquement peu favorable aux grimpeurs. Avant sa performance de Salo, le Trentin était considéré comme un piètre rouleur, classé 29e du contre-la-montre de Bibbione dans le Giro 2000 (Frigo 14e). Assurément transcendé par le maillot rose, Simoni a cédé seulement 29 secondes à Frigo, pourtant très régulier depuis le début de saison dans les contre-la-montre. Il a compté jusqu’à 39 secondes de retard à 8 kilomètres de l’arrivée avant de reprendre 10 secondes dans le final. La performance de Simoni prend une dimension supplémentaire par rapport à ses suivants au classement de l’étape. Le cousin éloigné de l’ancien champion Francesco Moser, devenu son neveu par alliance, a fait mieux que l’Espagnol Abraham Olano (3e), bientôt candidat au record de l’heure, et l’Ukrainien Serhiy Honchar (4e), champion du monde du contre-la-montre. Olano est remonté à la troisième place du classement général mais à plus de quatre minutes et demie de Simoni. À l’arrivée, il a eu de bonnes raisons de regretter de n’avoir pu reconnaître le parcours tourmenté et technique qui contournait la rive sud du lac de Garde. Le Belge Rik Verbrugghe, gêné dans les derniers hectomètres par un véhicule publicitaire, a possédé longtemps le meilleur temps après l’intermède assuré par le Français Laurent Desbiens, auteur d’un beau chrono (9e). Ni l’Allemand Jan Ullrich, ni le Tchèque Jan Hruska, accablés par les grêlons – l’orage s’est abattu en cours d’étape – et apparemment peu motivés, n’ont cherché à se placer. Devant les cyprès, les orangers et les citronniers qui contribuent au charme de la région – la plupart des coureurs de l’Europe de l’Est s’y sont installés –, le Giro est aussi revenu sur la mise hors course de Wladimir Belli, troisième au classement général à la sortie des Dolomites. Malgré diverses pressions pour inciter le jury à revenir sur sa décision, la sanction a été confirmée hier. Belli, provoqué par un spectateur, s’est vu appliquer le règlement à la lettre. Pour clore ce chapitre tragi-comique, qui a fait perdre le Giro à l’un de ses principaux acteurs, il convient d’ajouter que le spectateur en question n’était autre que le fils d’un frère de Simoni, autrement dit le neveu du porteur du maillot rose. Aujourd’hui, à la veille de l’unique jour de repos, le Giro redevient favorable aux sprinteurs dans la 16e étape entre Erbusco et Parme, sur un parcours de 142 kilomètres qui se termine par deux tours de circuit.
Le Giro 2001 est devenu un match entre les Italiens Dario Frigo, vainqueur hier du grand contre-la-montre de 55,5 kilomètres, et Gilberto Simoni, toujours porteur du maillot rose de leader après cette 15e étape qui s’est terminée à Salo au bord du lac de Garde. Frigo et Simoni ont éclipsé leurs adversaires, spécialistes ou non de l’effort solitaire. Le contre-la-montre a ajouté un nouvel épisode à un duel engagé depuis l’étape des Dolomites, vendredi dernier, quand Simoni a mis fin aux neuf jours passés en rose par Frigo. Déçu d’avoir seulement fait jeu égal avec son rival samedi dans l’étape d’Arco, Simoni s’est surpassé dans un exercice théoriquement peu favorable aux grimpeurs. Avant sa performance de Salo, le Trentin était considéré comme un piètre rouleur, classé 29e du contre-la-montre de...