Colombie - Bogota vit à nouveau - dans la psychose des attentats
le 28 mai 2001 à 00h00
La psychose des attentats s’est à nouveau emparée de Bogota depuis l’explosion d’une bombe qui a fait 4 morts et 32 blessés vendredi dans la capitale colombienne, dix ans après la vague de terreur déclenchée par le baron de la cocaïne Pablo Escobar, chef du cartel de Medellin. Quelque deux cents appels téléphoniques signalant de possibles voitures piégées ont été reçus vendredi par la police de la métropole après l’attentat survenu à proximité du stade de football El Campin et de l’Université nationale. L’origine de cet acte de violence, qui a fait quatre morts et 32 blessés selon le dernier bilan officiel, restait mystérieuse samedi. Le ministre de l’Intérieur, Armando Estrada, avait d’abord mis en cause les paramilitaires d’extrême droite, mais les enquêteurs n’excluent pas la piste de la guérilla. Un communiqué des «milices bolivariennes» des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), principale guérilla du pays avec 16 500 hommes, a revendiqué cet attentat, selon le quotidien El Tiempo de samedi. Ce texte reçu par fax est en cours d’authentification. Cette explosion pourrait également avoir été déclenchée par des dissidents de l’Armée de libération nationale (ELN, extrême gauche - 4 500 hommes), selon les enquêteurs. L’explosion a fait revivre aux sept millions de Bogotanais la hantise d’un retour au climat de violence aveugle vécu au début des années 1990 quand Pablo Escobar faisait régner la loi des bombes. Abattu en décembre 1993 par la police, le chef du cartel de la cocaïne avait semé la terreur dans la capitale par une série d’attentats à la voiture piégée, avec des centaines de victimes, pour contraindre les autorités à suspendre l’extradition de ses lieutenants détenus vers les États-Unis.
La psychose des attentats s’est à nouveau emparée de Bogota depuis l’explosion d’une bombe qui a fait 4 morts et 32 blessés vendredi dans la capitale colombienne, dix ans après la vague de terreur déclenchée par le baron de la cocaïne Pablo Escobar, chef du cartel de Medellin. Quelque deux cents appels téléphoniques signalant de possibles voitures piégées ont été reçus vendredi par la police de la métropole après l’attentat survenu à proximité du stade de football El Campin et de l’Université nationale. L’origine de cet acte de violence, qui a fait quatre morts et 32 blessés selon le dernier bilan officiel, restait mystérieuse samedi. Le ministre de l’Intérieur, Armando Estrada, avait d’abord mis en cause les paramilitaires d’extrême droite, mais les enquêteurs n’excluent pas la piste de la...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.