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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché stationnaire

La demande du dollar est restée très faible encore hier, à Beyrouth, dans un marché où l’on a relevé quelques offres en rapport avec des ajustements de certaines positions de change. Il n’en demeure pas moins que l’orientation du marché continue à être tributaire dans une large mesure de l’action de la Banque du Liban (BDL). En maintenant sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Toutefois, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier pratiquement au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume des échanges est resté très mince, ne dépassant pas quelque cinq millions de dollars placés à la vente à 1 514,00 LL aussi bien par la BDL que par les banques de la place. Légère appréciation de l’euro À l’étranger, la monnaie unique européenne s’est appréciée légèrement hier sur les marchés des changes internationaux, malgré l’affaiblissement des indicateurs en provenance de la zone euro, les cambistes rechignant à vendre davantage de la devise européenne au cas où la Banque centrale européenne (BCE) déciderait d’intervenir sur les marchés pour la soutenir. L’euro a également été conforté en début de journée par l’annonce de l’échec de la fusion entre les deux équipementiers de télécoms, le français Alcatel et son concurrent américain Lucent. Une telle opération aurait nécessité de forts achats de dollars pour l’effectuer. La devise européenne s’est d’abord affaiblie en début de matinée après l’annonce hier par l’Insee d’une dégradation de l’indicateur synthétique du climat des affaires dans l’industrie en France, à 104 points en mai après 107 points en avril et 112 points en mars. Il s’est ensuite stabilisé, alors que la plupart des investisseurs hésitent à pousser l’euro plus bas face au billet vert, de peur d’inciter la BCE à intervenir sur le marché. «Les courtiers continuent à craindre une intervention de la BCE à ces niveaux et ils hésitent à pousser l’euro à la baisse trop agressivement», ont observé les analystes de l’agence financière Currency Network. La plupart des analystes évaluent à 0,8530 dollar le seuil critique de l’euro. S’il passe sous ce seuil, la BCE pourrait intervenir. Par ailleurs, de nombreux investisseurs ont placé des ordres de ventes du dollar à ce niveau. Pourtant, le marché est resté prudent avant la publication des chiffres sur l’emploi aux États-Unis et l’indicateur des directeurs d’achats européens en fin de semaine. Une nouvelle série de statistiques qui donnera une indication sur l’évolution de la conjoncture américaine comparée à celle de la zone euro. À cet égard, une analyse de la banque Lehman Brother estime par ailleurs que l’appel à une baisse des taux en Europe par l’un des cinq «sages» chargés de conseiller le gouvernement allemand sur l’économie n’a guère ému le marché. La BCE «devrait se servir de la marge de manœuvre dont elle dispose et abaisser les taux d’un demi-point en pourcentage», selon l’économiste Juergen Kromphardt, l’un des cinq sages, dans un entretien à l’hebdomadaire Focus Money à paraître aujourd’hui. Cela étant, et compte tenu aussi de l’accélération du rythme de croissance de la masse monétaire (M3) dans la zone euro à 4,7 % en avril contre 4,6 % en mars qui devrait empêcher une baisse des taux européens, le dollar s’est négocié à New York sur un ton faible face aux monnaies européennes comme suit : – 0,8570 pour un euro contre 0,8555, la veille – 1,4270 pour un sterling contre 1,4230 – 2,2825 DM contre 2,2860 – 7,6540 FF contre 7,6675 – 1,7790 FS contre 1,7810 – 2 259,35 lires contre 2 263,30 – 120,30 yens contre 120,15. Bourse de Beyrouth : prises de bénéfices À la Bourse de Beyrouth, des prises de bénéfices sur Solidere après la récente flambée de ses cours ont pesé hier sur la tendance générale du marché et neutralisé la hausse des actions C de la Byblos Bank. En effet, l’indice composite Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a perdu 0,18 % à 61,39 points, pendant que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires progressait de 0,29 % à 138,07 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires relativement étoffé avec 136 505 actions négociées d’une valeur globale de 776 480 dollars. Accentuation de la baisse des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont accentué leur recul hier, déprimés par l’avertissement sur résultats de Sun Microsystems pour le trimestre en cours et les incertitudes économiques réveillées par une telle nouvelle quant aux bénéfices à venir des entreprises. Les valeurs technologiques ont donc été plombées par le groupe informatique Sun Microsystems qui a indiqué qu’il prévoyait dorénavant un bénéfice par action pro forma de 2 à 4 cents au quatrième trimestre de son exercice 2000/01, soit un chiffre inférieur aux attentes des marchés qui tablaient sur un bénéfice de 6 cents par action. Le groupe attribue cette révision à une demande plus faible que prévu aux États-Unis et en Europe. Le titre a chuté de 11,36 % à 16,55 dollars. Pour les professionnels, cet avertissement n’est que le premier d’une longue liste qui risque d’affaiblir les marchés dans le prochain mois alors que commence la traditionnelle période de publication des résultats de sociétés pour le deuxième trimestre. Autre motif de déprime pour les milieux d’affaires, l’échec des négociations de fusion entre les équipementiers en télécommunications français Alcatel et américain Lucent. Cette dernière a tenu à une fusion entre égaux et notamment à avoir le même nombre de membres au conseil d’administration que Alcatel. Cela étant et compte tenu de l’abaissement par la banque d’affaires Morgan Stanley Dean Witter de sa recommandation sur plusieurs titres de la haute technologie, l’indice composite Nasdaq est retombé sous le seuil des 2 100 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait lui aussi à la baisse entre un plus haut à 11 042,13 points et un plus bas à 10 875,70 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 918,71 points, en baisse de 120,43 points sur la veille. Les Bourses européennes déprimées par les prises de bénéfices Les marchés boursiers européens se sont repliés mercredi, car une nouvelle série de mises en garde sur résultats (profit warnings) provenant cette fois de la société informatique américaine Sun Microsystems et de l’équipementier français de télécommunications Alcatel a anéanti les espoirs de reprise rapide des valeurs de la technologie. Depuis le mois dernier, plusieurs grands noms de la technologie ont laissé supposer que le pire du ralentissement de l’économie mondiale, avec ses effets sur les résultats des entreprises, était passé. Depuis lors, avec la baisse des taux d’intérêt aux États-Unis et en Europe et des analystes de plus en plus optimistes, l’indice paneuropéen des valeurs à forte capitalisation FTSE Eurotop 300 a gagné 10 %. Mais à la clôture, il perdait 18,58 points, soit 1,27 %, à 1 445,48, et le DJ Euro Stoxx 50 des valeurs de la zone euro 62,77 points, soit 1,40 %, à 4 415,18. Les derniers indicateurs économiques de la zone euro n’ont rien fait pour arranger les choses, en France, l’indice de confiance étant tombé à son plus bas depuis deux ans en mai. Les investisseurs ont soudainement reporté leur attention vers les problèmes intérieurs, alors que pendant des mois ils surveillaient le rythme du ralentissement américain et la politique de la Réserve fédérale. Le plus alarmant pour les investisseurs est le fait que Sun ait attribué ses difficultés à l’Europe. «La nouveauté c’est l’Europe. La surprise c’est l’Europe», a déclaré le directeur financier de Sun, Michael Lehman, en notant que la demande américaine avait été inférieure à ce qui était prévu même si elle avait été plus stable au cours des derniers mois. Pour sa part, Alcatel s’attend à une diminution du bénéfice d’exploitation de son activité télécommunications cette année et à une perte de ce secteur de trois milliards d’euros au deuxième trimestre après charges de restructuration et amortissement. Tokyo : clôture en baisse La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 2,04 % mercredi, dans le sillage des pertes enregistrées sur le Nasdaq américain la veille, ont indiqué des opérateurs. L’indice Nikkei a cédé 280,54 points, à 13 493,35 à la clôture. L’indice élargi Topix a perdu pour sa part 25,90 points, à 1 329,73 points. Le volume des échanges s’est élevé à 743 millions d’actions, contre 599,2 millions d’actions la veille. «La chute du Nasdaq a mis la pression sur les titres de la haute technologie japonais», a indiqué Katsuhiko Kodama, de Tokyo Securities. «Le marché est toujours à la recherche d’un point d’ancrage», a-t-il déclaré. La dégradation mardi par Deutsche Securities de sa recommandation pour les entreprises japonaises de semi-conducteurs, dont Hitachi et Toshiba, a également eu un impact, selon M. Kodama. Un ralentissement des achats d’investisseurs étrangers a aussi fortement pesé sur le marché nippon, a-t-il ajouté. Les investisseurs étrangers «avaient acheté des actions auparavant dans l’espoir que le Premier ministre (Junichiro) Koizumi bataillerait ferme pour mettre en place des réformes, en encourageant notamment les banques japonaises à se débarrasser des créances douteuses». «Mais Koizumi s’est consacré à la discipline budgétaire du gouvernement, a déclaré M. Kodama. Les investisseurs étrangers commencent à se montrer déçus face aux retards pris dans les discussions sur le problème de la dette». L’indice Nikkei ne devrait pas continuer à baisser à court terme, car il se situe actuellement à son niveau plancher, estime Hiroshi Sato, courtier chez Cosmo Securities.
La demande du dollar est restée très faible encore hier, à Beyrouth, dans un marché où l’on a relevé quelques offres en rapport avec des ajustements de certaines positions de change. Il n’en demeure pas moins que l’orientation du marché continue à être tributaire dans une large mesure de l’action de la Banque du Liban (BDL). En maintenant sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Toutefois, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier pratiquement au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 513,75 et 1 514,25 LL, avec un point d’ancrage à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter...