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Actualités - Chronologies

Niger - La famine touche plus d’un tiers - de la population

Les paysans nigériens traversent une période de soudure très critique consécutive à la famine qui sévit depuis plusieurs mois, alors que l’aide internationale tarde à arriver. Plus de 35 % de la population, soit 3,5 millions de personnes sur un total de 10 millions, est touchée par la famine en raison du déficit céréalier de 163 000 tonnes accusé lors de la précédente campagne. Dès avril, le gouvernement a sollicité une aide internationale de 60 000 tonnes de céréales et 3 000 tonnes de semences (mil et maïs) pour couvrir la période de soudure allant de mai à août. Selon une enquête du Système d’alerte précoce (SAP, gouvernemental), la situation alimentaire s’est dégradée au cours des deux derniers mois dans l’ensemble des zones éprouvées. Officiellement, les autorités n’ont publié aucun bilan, mais il est probable, selon des sources médicales, que la famine actuelle et son corollaire de maladies ont déjà fait des victimes. Et, d’après une source ministérielle, l’aide reçue à ce jour est loin de couvrir les besoins. Vendredi, le Japon et le Niger ont toutefois signé à Abidjan trois accords de coopération, dont un don d’urgence d’environ 3 millions d’euros pour l’achat de riz. Les premières pluies ont bien commencé à tomber depuis quelques jours sur plusieurs zones agricoles, mais les paysans manquent de semences. «Nous avons tout mangé, nous n’avons rien à semer», se lamente Alfazazi, un déplacé de Zarmaganda (ouest), l’une des régions la plus touchées. Avec l’appui de la France et de l’Union européenne, le gouvernement a réagi dès que la famine menaçait en plaçant sur les marchés plusieurs milliers de tonnes de mil, principale céréale de base, pour ravitailler les zones vulnérables. Mais cette opération de «vente à prix modéré» du mil est critiquée par les partis d’opposition et certaines ONG selon lesquels l’État devrait distribuer gratuitement les vivres aux paysans ruinés. Dans le Zarmaganda, les femmes et les enfants, abandonnés par les hommes valides, en sont réduits à creuser les termitières pour y trouver quelques graines de fonio sauvage. Pour tout repas. En pays Kourfèye (nord de Niamey), 50 % du régime alimentaire de la population est composé de feuilles et de plantes sauvages. Les gens se rabattent sur n’importe quoi. Comme l’anza, une plante sauvage aux gousses pourtant très amères, mais dont l’avantage est qu’il est deux fois moins cher que le mil. Poussés par la faim, les habitants des zones rurales de l’est et du nord convergent vers les villes. À Niamey, des milliers de déplacés s’entassent dans des huttes dans la périphérie, où ils vivent de mendicité ou de petits boulots.
Les paysans nigériens traversent une période de soudure très critique consécutive à la famine qui sévit depuis plusieurs mois, alors que l’aide internationale tarde à arriver. Plus de 35 % de la population, soit 3,5 millions de personnes sur un total de 10 millions, est touchée par la famine en raison du déficit céréalier de 163 000 tonnes accusé lors de la précédente campagne. Dès avril, le gouvernement a sollicité une aide internationale de 60 000 tonnes de céréales et 3 000 tonnes de semences (mil et maïs) pour couvrir la période de soudure allant de mai à août. Selon une enquête du Système d’alerte précoce (SAP, gouvernemental), la situation alimentaire s’est dégradée au cours des deux derniers mois dans l’ensemble des zones éprouvées. Officiellement, les autorités n’ont publié aucun bilan,...