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Actualités - Chronologies

Auto - GP de Monaco de F1 - L’exception monégasque

Que ce soit à Monaco ou ailleurs, les meilleurs restent les meilleurs : il en a encore été de même hier pour les premiers essais libres du Grand Prix de Monaco, septième épreuve du championnat du monde de Formule 1. Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes) devant la famille Schumacher, Michael (Ferrari) et Ralf (Williams-BMW), Rubens Barrichello (Ferrari), Jarno Trulli (Jordan-Honda) et David Coulthard (McLaren-Mercedes) juste en retrait, la hiérarchie est rarement bousculée en son sommet. Le tracé monégasque offre néanmoins des surprises. Dans les rues étroites de la principauté, le pilotage est roi et les plus habiles peuvent compenser le manque de compétitivité d’une monoplace. En 1984, un débutant du nom d’Ayrton Senna s’était ainsi illustré au volant d’une modeste Toleman. L’an dernier, Jean Alesi, alors au volant d’une Prost AP03 «catastrophique», avait obtenu le 7e temps des qualifications. Hier, l’Avignonnais s’est hissé au huitième rang, comme l’Italien Giancarlo Fisichella au 11e avec sa Benetton-Renault, places inhabituelles pour des abonnés du dernier quart du peloton depuis le coup d’envoi de la saison. Certes, l’écurie Prost-Acer présente à Monaco des nouveautés techniques. «Nouvel aileron avant, nouveau fond plat, nouvel aileron arrière inférieur, nouvelle géométrie de suspension arrière», énumérait Henri Durand, le directeur technique. Mais sans doute faudra-t-il attendre le Canada pour connaître les bienfaits réels de ces changements. Des nouveautés ? Hier à Monaco il y en a eu. De toutes sortes. Des innovations techniques surprenantes sont même apparues. Comme l’aileron «planté» sur le museau de l’Arrows-Asiatech du Néerlandais Jos Verstappen pour améliorer l’appui, ou celui placé sur le capot avant de la Jordan-Honda de Heinz-Harald Frentzen. L’exception monégasque a aussi poussé la Fédération internationale automobile (Fia) à autoriser les pilotes à procéder à des tests de départ sur la grille juste après les séances d’essais. «C’est une bonne idée, estimait Ross Brawn, directeur technique de Ferrari. Chacun peut ainsi s’assurer que le système de départ automatique fonctionne bien. J’espère qu’il n’y aura donc pas trop de problèmes dimanche». Mais Monaco, ce sont également de gros, de très gros embouteillages sur la piste. «Nous nous sommes concentrés sur la course comme chaque premier jour de Grand Prix, sur les pneus, les réglages, expliquait Michael Schumacher. Sur ce circuit cependant, plus que partout ailleurs, les résultats des premiers essais ne veulent pas dire grand-chose. Pas seulement parce que vous ne connaissez pas la quantité de carburant embarquée par vos adversaires mais aussi à cause du trafic. C’est le gros problème ici». Trafic, accidents, comme ceux des deux Williams-BMW de Juan Pablo Montoya et Ralf Schumacher jeudi, la chance joue un grand rôle dans l’obtention d’une bonne performance en principauté. «Même si vous appréhendez bien tous les paramètres, si votre jugement est bon, vous n’êtes jamais assurés à 100 % d’avoir un tour clair», reconnaissait le maître de Monaco, Michael Schumacher. Demain, les qualifications relèveront donc un peu de la loterie du côté du casino. Quelques dixièmes de perdus et une «pole» s’envolera. Et lorsque l’on connaît l’importance d’une bonne place au départ sur ce tracé où les dépassements sont quasi impossibles, la lutte s’annonce chaude entre les hommes forts de la F1.
Que ce soit à Monaco ou ailleurs, les meilleurs restent les meilleurs : il en a encore été de même hier pour les premiers essais libres du Grand Prix de Monaco, septième épreuve du championnat du monde de Formule 1. Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes) devant la famille Schumacher, Michael (Ferrari) et Ralf (Williams-BMW), Rubens Barrichello (Ferrari), Jarno Trulli (Jordan-Honda) et David Coulthard (McLaren-Mercedes) juste en retrait, la hiérarchie est rarement bousculée en son sommet. Le tracé monégasque offre néanmoins des surprises. Dans les rues étroites de la principauté, le pilotage est roi et les plus habiles peuvent compenser le manque de compétitivité d’une monoplace. En 1984, un débutant du nom d’Ayrton Senna s’était ainsi illustré au volant d’une modeste Toleman. L’an dernier, Jean Alesi, alors au...