Des cambrioleurs, sur les traces des touristes fortunés, ont fait main basse le temps d’un week-end sur de belles pièces de joaillerie, dans deux suites de palaces, et trois toiles de maître dans une galerie de la Côte d’Azur. «Malgré une sécurité appliquée, les responsables de ces hôtels ont du mal à domestiquer les très nombreuses allées et venues dans leurs établissements de luxe», a expliqué un commissaire de police judiciaire, qui déplore «le même phénomène, chaque année, aux mêmes périodes». Première victime de ce début de saison : Monique Bouygues, veuve de l’ex-géant du BTP, logée pendant le Festival de Cannes dans l’une des suites du célèbre palace Le Majestic, s’est fait dérober dans un coffre plus de 2 millions de francs de bijoux par plusieurs individus qui se sont introduits nuitamment dans sa chambre, grâce à un passe magnétique. Pendant que Monique Bouygues honorait une soirée de gala, les cambrioleurs ont descellé le coffre de sa chambre à l’aide d’un pied de biche et l’ont emporté avec son précieux butin. Le lendemain, à quelques encablures dans un autre palace, Le Château de Messardière qui domine le golfe de Saint-Tropez, la directrice de la plus importante galerie d’Osaka, une Japonaise, Hashime kimura, partie profiter d’un moment de détente au bord de la mer avec son compagnon, un pianiste français, s’est également fait subtiliser le coffre de sa chambre. Un important lot de bijoux, des pièces rares des célèbres joailliers Cartier, Van Cleef et Arpels ou Chaumet et une somme d’argent, en yen, estimés respectivement à 5 millions de francs et 140 000 francs, et d’autres objets personnels avaient disparu. Puis le lendemain, à l’ouverture de la galerie Retelet, nichée sur les hauteurs de Saint-Paul de Vence (Alpes-Maritimes), ses propriétaires ont constaté la disparition de trois tableaux de maître : L’Émigrant (1940-1950), Une partie de plaisir (1956) et Tire-bouchon et l’échelle (1932), des œuvres de petits formats signées respectivement Marc Chagall, René Magritte et Fernand Léger. Deux d’entre elles venaient de trouver acquéreur aux États-Unis et en Belgique. «Si je m’étais volé ce sont les œuvres que j’aurais choisies», assure Pascal Retelet qui a estimé son préjudice à près de 3 millions de francs. «Je ne comprends pas ce qu’ils peuvent en faire. Toutes ces œuvres sont répertoriées et connues des collectionneurs du monde entier», a-t-il ajouté.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Des cambrioleurs, sur les traces des touristes fortunés, ont fait main basse le temps d’un week-end sur de belles pièces de joaillerie, dans deux suites de palaces, et trois toiles de maître dans une galerie de la Côte d’Azur. «Malgré une sécurité appliquée, les responsables de ces hôtels ont du mal à domestiquer les très nombreuses allées et venues dans leurs établissements de luxe», a expliqué un commissaire de police judiciaire, qui déplore «le même phénomène, chaque année, aux mêmes périodes». Première victime de ce début de saison : Monique Bouygues, veuve de l’ex-géant du BTP, logée pendant le Festival de Cannes dans l’une des suites du célèbre palace Le Majestic, s’est fait dérober dans un coffre plus de 2 millions de francs de bijoux par plusieurs individus qui se sont introduits...