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Actualités - Chronologies

Russie - Poutine et Aznar affichent leur bonne entente à Moscou

Dette, lutte contre le terrorisme, renforcement des relations commerciales : le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre espagnol José Maria Aznar ont affiché leur bonne entente hier à Moscou à l’occasion de la visite du responsable espagnol. Le chef de l’État russe a tout d’abord fait état d’un accord concernant la dette de la Russie envers l’Espagne. Cet accord porte sur la conversion d’une partie de la dette en garanties du gouvernement russe pour les investisseurs espagnols et sur le remboursement d’une partie de cette dette sous forme de marchandises, selon les agences. Il s’agit d’«un pas positif pour développer les relations russo-espagnoles», a commenté Vladimir Poutine, cité par les agences. Le président n’a pas cité de chiffres qui auraient permis d’évaluer l’importance de cet accord. Un mémorandum portant sur l’étude de la conversion d’une partie de la dette russe en investissements d’entreprises espagnols en Russie a également été signé, selon Itar-Tass. Cette dernière solution de remboursement fait actuellement l’objet de négociations difficiles avec l’Allemagne. La dette de la Russie héritée de l’ex-URSS envers l’Espagne s’élève à 972 millions de dollars, selon le ministère russe des Finances. Les deux dirigeants se sont également prononcés pour un renforcement de la coopération entre leurs pays, Vladimir Poutine se félicitant de la «très bonne tendance» suivie par le commerce entre les deux pays. Celui-ci a augmenté de 80 % l’année dernière pour s’établir à 1,3 milliard de dollars, selon les agences, un niveau qui reste toutefois extrêmement faible. L’Espagne n’arrive qu’au 20e rang des investisseurs en Russie. «Vous êtes au courant de mon désir de développer des relations étroites avec votre pays» sur une base bilatérale et dans le cadre de l’Union européenne que l’Espagne présidera au premier semestre 2002, a souligné M. Aznar. Il a affirmé que Madrid soutiendrait les efforts de la Russie pour adhérer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le président russe, qui se heurte régulièrement aux critiques des Occidentaux sur la Tchétchénie, s’est par ailleurs félicité que l’Espagne «plus que n’importe quel pays européen comprenne ce qu’est le terrorisme» dans une allusion au mouvement séparatiste basque ETA. Moscou affirme pour sa part mener une «opération antiterroriste» en Tchétchénie depuis le 1er octobre 1999, date de l’entrée de ses troupes dans la république indépendantiste. «Le Premier ministre espagnol a attiré notre attention sur les problèmes humanitaires et nous comprenons son inquiétude», a ajouté le président. Le conflit tchétchène a fait de nombreux réfugiés, dont 170 000 qui se trouvent toujours en Ingouchie, une république frontalière de la Tchétchénie. Les deux responsables, âgés tous deux de 48 ans et qui ont dîné en privé en compagnie de leurs épouses dès lundi soir, peu après l’arrivée de M. Aznar, ont fait assaut d’amabilités. M. Poutine a fait état d’un sondage selon lequel «notre peuple considère l’Espagne comme un pays ami». M. Aznar a de son côté affirmé que la Russie est pour l’Espagne «un partenaire et un ami».
Dette, lutte contre le terrorisme, renforcement des relations commerciales : le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre espagnol José Maria Aznar ont affiché leur bonne entente hier à Moscou à l’occasion de la visite du responsable espagnol. Le chef de l’État russe a tout d’abord fait état d’un accord concernant la dette de la Russie envers l’Espagne. Cet accord porte sur la conversion d’une partie de la dette en garanties du gouvernement russe pour les investisseurs espagnols et sur le remboursement d’une partie de cette dette sous forme de marchandises, selon les agences. Il s’agit d’«un pas positif pour développer les relations russo-espagnoles», a commenté Vladimir Poutine, cité par les agences. Le président n’a pas cité de chiffres qui auraient permis d’évaluer l’importance de...