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Actualités - Chronologies

La France entend interpeller Arafat et Sharon

La France entend demander «sans détours» à Yasser Arafat et à Ariel Sharon, lors de leurs visites en France, ce qu’ils peuvent faire pour arrêter l’engrenage de la violence, a déclaré hier le chef de la diplomatie française, Hubert Védrine. Le président de l’Autorité palestinienne est attendu aujourd’hui à Paris pour des entretiens avec le président Jacques Chirac et avec le Premier ministre Lionel Jospin. Le Premier ministre israélien Ariel Sharon doit pour sa part venir en France début juin. Les dirigeants français doivent également rencontrer le président libanais Émile Lahoud, en visite officielle à Paris du 28 au 30 mai, et le président syrien Bachar el-Assad, attendu le 25 juin. «Ce que nous dirons à Yasser Arafat, c’est comme ce que nous dirons aux visiteurs suivants à Paris, M. Sharon, le président Lahoud, le président Bachar el-Assad», a souligné Hubert Védrine devant les députés français. «Nous leurs dirons, à chacun d’entre eux, et sans détours : Qu’est-ce que vous pouvez faire vous-même (...), à condition qu’il y ait un mouvement parallèle, simultané, des uns et des autres, pour arrêter cet engrenage de la violence, arrêter l’escalade et réentreprendre la recherche d’une solution politique, seule façon de sortir de ce piège où est le Proche-Orient», a-t-il ajouté. Hubert Védrine a souligné au passage qu’on ne pouvait pas mettre ces dirigeants «sur le même plan parce qu’ils n’ont pas les mêmes moyens», mais que tous devaient s’atteler à la tâche. Le chef de la diplomatie française a qualifié la situation dans la région «de réellement tragique». Il a salué la décision du secrétaire d’État américain d’endosser «dans les grandes lignes» les conclusions de la commission Mitchell sur l’origine des violences au Proche-Orient. «Colin Powell a franchi un pas dans le sens du réengagement des États-Unis dans la gestion de ce conflit», a-t-il souligné. «C’est un signe positif, car c’est ensemble qu’Européens et Américains nous réussirons peut-être à enrayer cet engrenage jusqu’à maintenant fatal», a-t-il commenté.
La France entend demander «sans détours» à Yasser Arafat et à Ariel Sharon, lors de leurs visites en France, ce qu’ils peuvent faire pour arrêter l’engrenage de la violence, a déclaré hier le chef de la diplomatie française, Hubert Védrine. Le président de l’Autorité palestinienne est attendu aujourd’hui à Paris pour des entretiens avec le président Jacques Chirac et avec le Premier ministre Lionel Jospin. Le Premier ministre israélien Ariel Sharon doit pour sa part venir en France début juin. Les dirigeants français doivent également rencontrer le président libanais Émile Lahoud, en visite officielle à Paris du 28 au 30 mai, et le président syrien Bachar el-Assad, attendu le 25 juin. «Ce que nous dirons à Yasser Arafat, c’est comme ce que nous dirons aux visiteurs suivants à Paris, M. Sharon, le...