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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché calme

L’offre du dollar a presque disparu hier du marché interbancaire de Beyrouth, faisant de la Banque du Liban (BDL) la seule contrepartie valable à satisfaire la demande en cette monnaie, ont indiqué les cambistes de la place. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention élargie entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert, la BDL est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. De leur côté, les établissements de crédit ont été amenés à acheter le dollar pour le compte de leurs clients auprès de la BDL et au haut de sa fourchette d’intervention. Mais, en raison du potentiel limité des liquidités en livre libanaise sur le marché, les achats en billet vert ne devaient pas prendre de l’ampleur, ne dépassant au total quelque sept millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, dans des transactions très calmes. L’euro au plus bas depuis six mois À l’étranger, l’euro est tombé hier à son plus bas niveau depuis six mois face au billet vert, sous la barre de 0,87 dollar, déprimé par une série d’indices européens, dont la nouvelle et rude chute de l’indice du climat d’affaires allemand IFO. De l’avis unanime des analystes financiers, la journée d’hier était la plus mauvaise pour l’euro, évoquant un ensemble de facteurs pesant sur elle. À commencer par le baromètre de l’institut IFO mesurant le climat des affaires en Allemagne de l’Ouest qui a de nouveau fortement chuté le mois dernier à 92,50 points contre 93,90 points en mars, revenant ainsi à son plus bas niveau depuis mai 1999. Cette nouvelle détérioration du climat d’affaires a fait craindre un ralentissement économique plus brutal que prévu dans la première économie de la zone euro et peut-être même une récession industrielle. Cela d’autant qu’on apprenait hier de la Bundesbank que l’économie allemande n’a progressé que de 0,5 % au cours du premier trimestre de l’année par rapport au précédent car les entreprises ont continué de liquider leurs arriérés de commandes industrielles, faisant reculer le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) allemand en rythme annuel de 2,5 % au quatrième trimestre 2000 à 2,00 % au premier trimestre 2001. Autres facteurs pesant sur l’euro : la hausse plus forte que prévu de l’inflation en Italie et en Allemagne. À cet égard, les investisseurs ont été très préoccupés hier par l’accélération de l’inflation en mai dans l’État régional allemand du Brandebourg, qui entoure la capitale Berlin (+0,7 % par rapport à avril et +4,1 % sur un an), faisant craindre un dérapage plus important que prévu dans l’ensemble du pays. Quant à l’Italie, les prix à la consommation ont augmenté de 0,3 % en mai sur un mois et de 3 % en rythme annuel. Enfin, les déclarations du secrétaire américain au Trésor Paul O’Neill en faveur d’un dollar fort ont achevé de déprimer la monnaie unique européenne. M. O’Neill a notamment estimé hier à la chaîne de télévision Bloomberg que le dérapage de l’économie américaine était enrayé et que, grâce aux baisses de taux initiées par la Réserve fédérale (Fed) depuis le début de l’année, la première économie mondiale était bien partie pour renouer avec une croissance de 3,5 % à 4,0 % dans les six à douze prochains mois. Après cette journée noire pour l’euro, les yeux vont se tourner vers la Banque centrale européenne (BCE) dont le conseil des gouverneurs se réunit aujourd’hui sur les taux. De l’avis des analystes, la BCE ne devrait pas bouger cette fois-ci, mais plutôt attendre le mois prochain pour réduire à nouveau le loyer de l’argent en Europe. «La BCE ne devrait pas baisser ses taux mercredi, mais nous tablons plutôt sur une diminution d’un quart de point en pourcentage dans les semaines qui viennent ou le mois prochain», a estimé hier une note de la banque Standard Chartered. Mais, «avec la BCE, on ne sait jamais», a rappelé une autre note de l’agence financière Standard & Poor’s, en faisant référence à la baisse surprise des taux européens d’un quart de point en pourcentage, le 10 mai. Cela étant, le dollar est resté bien entouré durant toute la journée d’hier, se négociant à New York sur un ton soutenu comme suit : – 0,8640 pour un euro contre 0,8770, la veille – 1,4265 pour un sterling contre 1,4405 – 2,2635 DM contre 2,2300 – 7,5920 FF contre 7,4795 – 1,7685 FS contre 1,7475 – 2 241,05 lires contre 2 207,85 – 122,75 yens contre 122,70. Bourse de Beyrouth : c’est le statu quo À la Bourse de Beyrouth, c’est toujours le statu quo, les actions A de Solidere et C de la Bank of Beirut ayant reproduit leurs cours du début de la semaine dans un marché creux. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 60,13 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 138,28 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires étoffé grâce aux 92 298 actions Solidere A échangées à 5,00 dollars avec 1 000 actions C de la Bank of Beirut à 7 9/16 dollars, soit au total 93 298 actions d’une valeur de 469 115 dollars. Irrégularité des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont évolué d’une manière partagée hier, dans une atmosphère active au gré des dégagements bénéficiaires, particulièrement visibles à Wall Street. Dans l’ensemble, et malgré le regain d’intérêt pour les valeurs de la haute technologie, les investisseurs étaient sur la réserve en attendant que le Congrès américain achève ses travaux sur l’adoption d’une baisse massive des impôts demandée par le président George W. Bush et qui serait la deuxième plus importante jamais approuvée aux États-Unis. Le Sénat américain avait voté la veille un projet de loi prévoyant de baisser les impôts de 1 350 milliards de dollars sur onze ans, qui comprend notamment une réduction échelonnée des taux d’imposition sur les revenus d’ici à 2007. Quant à la Chambre des représentants, où les républicains disposent d’une majorité plus nette qu’au Sénat, elle a adopté depuis mars trois projets de lois d’impôts, comme l’avait réclamé le président Bush. Les deux versions devront ainsi être conciliées lors de négociations entre les deux Chambres d’ici à la fin de la semaine. Dans cette attente, la Bourse électronique était en progression encore hier pour la sixième séance consécutive, soutenue par les valeurs technologiques et notamment les équipementiers de réseaux comme Cisco Systems, Ciena et Microsoft. En revanche, les secteurs de l’automobile (Ford), des loisirs (Disney) et de la pharmacie (Merck et Parmacia) étaient en baisse. En effet, l’indice composite Nasdaq est parvenu à se maintenir au-dessus de la barre des 3 300 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 11 350,05 points et un plus bas à 11 242,46 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 11 265,55 points, en baisse de 72,37 points sur la veille. Nouvelle hausse des Bourses européennes Les valeurs européennes ont terminé dans l’ensemble en hausse mardi, les investisseurs espérant que les baisses de taux décidées aux États-Unis empêcheront la première économie mondiale de tomber en récession. L’indice FTSE Eurotop 300, paneuropéen, a gagné 0,82 % à 1 489,47 points, tandis que le DJ Euro Stoxx 50, limité à la zone euro, a pris 0,51 % à 4 582,07. Comme la veille, la tendance a été à la rotation, les investisseurs sortant des secteurs défensifs tels que l’agroalimentaire et les pharmaceutiques pour se porter sur les technologiques. Leur pari : les cinq baisses de taux décidées par la Fed seront favorables à ce secteur à forte croissance – et à fort endettement. «Les investisseurs regardent à l’évidence au-delà du creux de la croissance en Europe et anticipent un bon marché américain et, encore une fois, ils ont établi une corrélation transatlantique très forte», a commenté Paul Horne, économiste de Salomon Smith Barney. Tokyo : en baisse La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 0,6 % mardi, les investisseurs japonais, toujours sceptiques quant à une éventuelle reprise de l’économie locale, ayant accéléré leurs ventes en fin de séance, ont annoncé des opérateurs. L’indice de référence Nikkei-225 a perdu 85,64 points, à 14 091,19 points, et l’indice élargi Topix a cédé 3,63 points à 1 379,76 points, dans un volume d’échanges estimé à 894 millions de titres, contre 793 millions lundi. «Les investisseurs étrangers ont tiré les cours à la hausse dans la matinée, mais les acteurs japonais ont poussé à la vente dans l’après-midi, annulant la progression initiale», a expliqué Masatoshi Sato, opérateur chez Mizuho Investors Securities. «Les ventes ont surtout touché les entreprises qui ont enregistré des résultats moins bons qu’attendu pour la dernière année fiscale», a-t-il noté. «Les investisseurs ne sont toujours pas certains de l’effet positif sur l’économie japonaise des mesures que s’apprête à prendre le Premier ministre, (Junichiro) Koizumi», a-t-il ajouté. En début de séance, le marché des actions avait suivi la progression réalisée par les valeurs technologiques sur les marchés américains la veille, grâce aux achats des investisseurs étrangers, ont déclaré des opérateurs. «La hausse des cours des titres américains a tiré les cours des actions ici», a expliqué Hiroichi Nishi, de Nikko Securities, ajoutant que les technologiques et les télécoms avaient enregistré les hausses les plus fortes.
L’offre du dollar a presque disparu hier du marché interbancaire de Beyrouth, faisant de la Banque du Liban (BDL) la seule contrepartie valable à satisfaire la demande en cette monnaie, ont indiqué les cambistes de la place. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention élargie entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente du billet vert, la BDL est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. De leur côté, les établissements de crédit ont été amenés à acheter le dollar pour le compte de leurs clients auprès de la BDL et au haut de sa fourchette d’intervention. Mais, en raison du potentiel limité des liquidités en livre libanaise sur le marché, les achats en billet vert ne devaient pas prendre de l’ampleur, ne dépassant au total...