Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

INTERNET - Le nouveau réseau se heurte - au barrage américain -

Le cyberespace se dirige vers une gigantesque congestion, mais les projets d’un réseau plus fluide se heurtent à un barrage aux États-Unis, où les fournisseurs d’accès réduisent leurs dépenses. Les professionnels des réseaux estiment qu’une refonte globale d’Internet est nécessaire parce que le Web sera à court d’adresses d’ici 2005. La technologie actuelle, le protocole Internet version 4 (IPv4), ne supporte que quatre milliards d’adresses — un nombre largement insuffisant pour affronter les nouveaux téléphones cellulaires, réfrigérateurs et autres appareils qui seront connectés et nécessiteront une adresse. «Ce n’est pas l’apocalypse, mais nous devons absolument résoudre ce problème, affirme Rick Broadhead, auteur et spécialiste de l’Internet. Autrement, nous allons heurter un mur de briques». Des experts indiquent que plus de 400 millions d’individus sont maintenant connectés à l’Internet et que ce nombre devrait atteindre environ un milliard d’ici 2005 et trois milliards d’ici 2010. De plus, les quelque 480 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles devraient être environ un milliard en 2003. L’Europe et l’Asie ont déjà adopté une nouvelle norme, le protocole Internet version 6 (IPv6), essentielle pour la nouvelle génération de réseaux de téléphonie mobile. Mais des analystes estiment que les opérateurs américains, en manque d’argent, font peu d’efforts pour adopter la nouvelle technologie. Le Forum IPv6 – un groupe de travail mis en place par l’industrie – s’était réuni dernièrement à Ottawa pour discuter de la nouvelle norme, capable de fournir un nombre quasi illimité d’adresses et de faire une place au nombre croissant de nouveaux appareils qui pourront se connecter au Web. «Tout le monde, je crois, est d’accord pour dire que l’IPv6 est la bonne solution, affirme Lydia Leung, analyste principale pour le groupe de recherche en télécommunications de Gartner Dataquest. Le problème, c’est qu’il représente un moyen différent de parler sur le réseau et qu’il n’est pas facile de convertir un réseau». Leung affirme qu’il est peu probable que les gestionnaires de réseaux américains adoptent rapidement le nouveau protocole, malgré la congestion des adresses, parce que cela signifie pour eux «un investissement majeur» en termes de planification et de tests. «Je suis convaincue que la plupart des réseaux vont reporter l’opération aussi longtemps que possible», dit-elle. Les nouveaux équipements de réseau supporteront sans doute la nouvelle version du protocole – qui existe déjà depuis six ans –, mais pas ceux d’aujourd’hui. Aussi, au vu du ralentissement de l’économie des États-Unis et des conditions de financement plus difficiles, les entreprises de télécommunications américaines ont réduit leurs dépenses. Les États-Unis, qui possèdent 74 % des adresses IP, sont peu enclins au changement. L’Europe, quant à elle, détient 17 % des adresses IP, et la zone Asie-Pacifique seulement 9 %. Pour les États-Unis donc, l’urgence de la mise en place de cette nouvelle technologie supportant les réseaux sans fil du futur est moindre. L’industrie américaine du sans-fil, qui utilise une mosaïque de technologies, est à la traîne de l’Europe et de l’Asie, qui se préparent à utiliser les réseaux de troisième génération, lesquels requièrent un accès permanent à l’Internet et, par conséquent, des adresses IP permanentes.
Le cyberespace se dirige vers une gigantesque congestion, mais les projets d’un réseau plus fluide se heurtent à un barrage aux États-Unis, où les fournisseurs d’accès réduisent leurs dépenses. Les professionnels des réseaux estiment qu’une refonte globale d’Internet est nécessaire parce que le Web sera à court d’adresses d’ici 2005. La technologie actuelle, le protocole Internet version 4 (IPv4), ne supporte que quatre milliards d’adresses — un nombre largement insuffisant pour affronter les nouveaux téléphones cellulaires, réfrigérateurs et autres appareils qui seront connectés et nécessiteront une adresse. «Ce n’est pas l’apocalypse, mais nous devons absolument résoudre ce problème, affirme Rick Broadhead, auteur et spécialiste de l’Internet. Autrement, nous allons heurter un mur de briques»....