Suisse - Les salaires des managers : - la fin d’un tabou
le 21 mai 2001 à 00h00
Les salaires des managers suisses, qui se chiffrent par millions, ne sont plus un sujet tabou en Suisse, avec des révélations récurrentes publiées ces dernières semaines dans la presse helvétique. L’hebdomadaire SonntagsBlick publie dimanche une enquête sur les écarts entre le salaire moyen de onze entreprises très connues et celui de leur PDG. Selon cette enquête, la palme est détenue par Marcel Ospel, président de l’UBS, la première banque suisse, qui gagne 112 fois plus ou 11,2 millions de FS (7,4 millions d’euros) par an qu’un employé de sa banque de catégorie moyenne (100 000 FS par an, 66 000 euros). Au Crédit Suisse, Lukas Mühlemann gagne 7 millions de FS (4,6 millions d’euros) par an, selon le journal, et un employé de sa banque 100 000 FS par an. Chez Nestlé, le directeur exécutif Peter Brabeck gagne 2,17 millions de FS, soit 21 fois plus qu’un employé moyen. Le salaire de Jens Alder, directeur exécutif de Swisscom, paraît presque modeste, avec 800 000 FS par an, alors que le salaire moyen de son entreprise est de 126 000 FS par an. Le SonntagsBlick a interrogé les 21 plus grandes entreprises pour son enquête et indique n’avoir pas toujours reçu des réponses suffisamment «transparentes». Du coup, le journal a sélectionné 11 entreprises et a complété les chiffres obtenus avec des informations tirées de magazines spécialisés comme Forbes. Rolf Huppi, PDG du groupe Zurich Financial Services (assurances), a été pris à partie la semaine écoulée par les actionnaires, lors de l’assemblée générale, qui lui ont reproché d’encaisser par an 5,4 millions de FS, alors que l’entreprise n’arrête pas de perdre de l’argent en Bourse. De son côté, Daniel Affolter, président du voyagiste Kuoni, a été suspendu de ses fonctions par le conseil d’administration, pour s’être octroyé une prime de 8 millions de FS, en tant que président de la Fondation Kuoni, premier actionnaire du groupe. Dernier avatar, l’homme politique suisse Christoph Blocher (droite populiste), qui est également chef d’entreprise, a annoncé son intention de déposer une proposition de loi qui devrait bouleverser la fixation des salaires des dirigeants des entreprises.
Les salaires des managers suisses, qui se chiffrent par millions, ne sont plus un sujet tabou en Suisse, avec des révélations récurrentes publiées ces dernières semaines dans la presse helvétique. L’hebdomadaire SonntagsBlick publie dimanche une enquête sur les écarts entre le salaire moyen de onze entreprises très connues et celui de leur PDG. Selon cette enquête, la palme est détenue par Marcel Ospel, président de l’UBS, la première banque suisse, qui gagne 112 fois plus ou 11,2 millions de FS (7,4 millions d’euros) par an qu’un employé de sa banque de catégorie moyenne (100 000 FS par an, 66 000 euros). Au Crédit Suisse, Lukas Mühlemann gagne 7 millions de FS (4,6 millions d’euros) par an, selon le journal, et un employé de sa banque 100 000 FS par an. Chez Nestlé, le directeur exécutif Peter Brabeck...
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