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Actualités - Chronologies

L’OM veut rebâtir solide pour pas cher

L’Olympique de Marseille, dont le chef des finances, Pierre Dubiton, présente aujourd’hui les comptes et son projet de budget à la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG) de la Ligue nationale de football (LNF), s’apprête encore à vivre une intersaison délicate, Bernard Tapie ayant pour tâche de bâtir une équipe enfin compétitive dans des limites financières très restreintes. Selon Pierre Dubiton, les pertes pour l’exercice qui s’achève, estimées à 140 MF (21,3 millions d’euros) par Bernard Tapie, le responsable sportif de l’OM, seront une nouvelle fois comblées par le propriétaire du club, Robert Louis-Dreyfus, habitué de la chose puisque le club perd 15 millions de francs (2,2 millions d’euros) par mois. Grâce à ce nouvel apport, qui portera à 900 MF (137,2 millions d’euros) l’effort total de RLD, le verdict de la DNCG devrait être clément, surtout si la présentation s’accompagne d’une caution bancaire du milliardaire. Mais pour rebâtir une équipe concurrentielle, le club aura besoin de plus. Les ventes des joueurs, grevées d’indemnités pour convaincre certains à l’exil, ne suffiront pas. Bernard Tapie, qui avait assuré à son arrivée qu’il ne demanderait plus d’argent à RLD, a changé d’avis. «Ce ne seront pas 200 millions de francs (30,4 millions d’euros)», somme parfois évoquée, «ce ne sera peut-être pas non plus zéro franc», a-t-il dit dans un entretien téléphonique avec l’AFP. Selon des sources proches du club marseillais, le duo Tapie-Dubiton tente de convaincre Robert Louis-Dreyfus de revenir sur son refus de tout nouvel effort financier. Image de gagneur Au club, personne ne se risque à émettre de pronostic sur les intentions de l’homme d’affaires qui, après avoir exclu le retour de Bernard Tapie il y a un an en expliquant qu’il «ne mélangeait pas les torchons et les serviettes», n’en est pas à un revirement près. «Il veut retrouver son image de gagneur auprès de ses copains à Paris et des supporteurs», explique un responsable du club, persuadé que RLD continuera de payer. «Je ne partirai que quand la pérennité du club sera assurée», a toujours dit RLD. «Pérennité, dans sa bouche, ça signifie investisseurs capables de racheter mes actions à bon prix», traduit un responsable. Mais ces investisseurs, tout comme le nouveau sponsor maillot, se font attendre. Avant son retour, Bernard Tapie lui-même expliquait ces réticences sur le site Internet de son fils : «L’OM n’étant qualifié pour aucune compétition internationale, le club ne peut offrir de visibilité à ces sociétés elles-mêmes internationales». Interrogé sur des rumeurs de transferts, qui vont déjà bon train, Bernard Tapie dément à sa manière – «Que des conneries !» – et raccroche abruptement. «Il est tendu», explique-t-on au club. Bernard Tapie sait que les mythes peuvent péricliter. Il y a quelques mois, il mettait en garde l’OM, évoquant les destinées de Reims et de Saint-Étienne : «Si l’OM reste sur sa pente actuelle dans les prochaines années, le même phénomène se produira». Celui que maints supporteurs prennent pour un magicien dispose de peu de temps.
L’Olympique de Marseille, dont le chef des finances, Pierre Dubiton, présente aujourd’hui les comptes et son projet de budget à la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG) de la Ligue nationale de football (LNF), s’apprête encore à vivre une intersaison délicate, Bernard Tapie ayant pour tâche de bâtir une équipe enfin compétitive dans des limites financières très restreintes. Selon Pierre Dubiton, les pertes pour l’exercice qui s’achève, estimées à 140 MF (21,3 millions d’euros) par Bernard Tapie, le responsable sportif de l’OM, seront une nouvelle fois comblées par le propriétaire du club, Robert Louis-Dreyfus, habitué de la chose puisque le club perd 15 millions de francs (2,2 millions d’euros) par mois. Grâce à ce nouvel apport, qui portera à 900 MF (137,2 millions d’euros) l’effort...