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Actualités - Chronologies

Le futur cabinet serait formé de 25 ministres

Décidé à gérer l’Italie comme son empire industriel, Silvio Berlusconi, le futur président du Conseil, s’est engagé pendant sa campagne électorale à s’entourer «d’hommes remarquables» et d’«intelligences surprenantes». M. Berlusconi a lui-même cité quelques noms de «personnes de bon sens» qui l’aideront à garantir son credo : des «villes plus sûres», des «retraites plus dignes» et «moins d’impôts pour tous». Le super ministère de l’Économie et des Finances pourrait ainsi revenir à Giulio Tremonti, 53 ans, un proche de M. Berlusconi qui fut déjà son ministre des Finances en 1994. M. Berlusconi entend réactiver la «loi Tremonti» prévoyant des exonérations fiscales à certaines entreprises italiennes. Celle-ci pourrait se révéler illégale, selon la Commission européenne, qui enquête sur des aides d’État qu’aurait reçues en 1994 le groupe de télévision italien Mediaset, contrôlé par M. Berlusconi, alors chef de gouvernement. Autre nom cité par M. Berlusconi, celui d’Antonio Marzano, 66 ans, responsable des questions économiques de Forza Italia (FI), pour un grand ministère de l’Industrie et du Commerce. Il serait en concurrence avec Mario Baldassari d’Alliance nationale (AN). Un ministère de l’Innovation technologique serait promis à Lucio Stanca, ancien président d’IBM-Europe et la Fonction publique à Franco Frattini (FI) ou à Rafaelle Costa, 64 ans. Selon M. Berlusconi, ce «libéral de cœur et d’esprit» a «un nez de chien à truffes pour repérer les choses qui ne fonctionnent pas» et il aura la tâche de «découvrir les milliers de lois à abroger» pour «une meilleure efficacité» de l’État. La Justice pourrait revenir au sénateur Marcello Pera, responsable des questions de justice à FI, la Défense à Antonio Martino (FI), l’Agriculture à Maurizio Gaspari (AN). Les Relations avec le Parlement iraient à Gianni Letta (FI), proche de M. Berlusconi, les Travaux publics à Pietro Lunardi et l’Environnement à Altero Matteoli (AN), déjà à cette fonction en 1994. M. Berlusconi a par ailleurs souhaité que le président de Ferrari, Luca Cordero di Montezemolo, devienne ministre de son gouvernement. On évoque à son propos le portefeuille de la Culture et des Sports ou le Commerce extérieur. Les AE, portefeuille non convoité Pour les Affaires sociales sont en piste deux léguistes, Giancarlo Giorgetti et Alberto Brambilla, membre du conseil d’administration de la Caisse des retraites (Inps). La Famille reviendrait à un représentant de la Ligue tandis que le ministère de l’Éducation est promis au démocrate-chrétien Rocco Buttiglione, président du CDU, parti allié à Forza Italia qui a subi un cuisant revers le 13 mai. Pour l’Intérieur, la lutte semble ouverte entre Claudio Scajola et Franco Frattini de FI. Le président d’AN, Gianfranco Fini, qui sera vice-président du Conseil, pourrait cumuler aussi ce portefeuille. Aux Affaires étrangères, M. Berlusconi n’a pas arrêté son choix. «Il existe deux options, a-t-il expliqué, ou un technicien ou un politique». Approchés, le commissaire européen Mario Monti et l’ancien directeur de l’OMC Renato Ruggiero ont récusé l’offre. Le nom du démocrate-chrétien Pier Ferdinando Casini, leader du CCD, circule avec ceux de l’actuel secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Umberto Vattani, et du président de l’agence de presse Ansa, Boris Biancheri, spécialiste des affaires internationales et ancien ambassadeur. L’Immigration pourrait être rattachée directement à la présidence du Conseil sous la forme d’un secrétariat d’État pour Alfredo Mantovano (AN). Enfin, Paolo Bonaiuti, porte-parole de M. Berlusconi, pourrait être chargé de la Communication, un poste pouvant revenir également à l’ex-présidente de la télévision publique RAI, Letizia Moratti, seule femme citée jusqu’ici. En 1994, M. Berlusconi avait formé une équipe de 25 membres : huit pour FI, cinq pour la Ligue du Nord, autant pour AN, quatre pour les centristes et trois sans étiquettes.
Décidé à gérer l’Italie comme son empire industriel, Silvio Berlusconi, le futur président du Conseil, s’est engagé pendant sa campagne électorale à s’entourer «d’hommes remarquables» et d’«intelligences surprenantes». M. Berlusconi a lui-même cité quelques noms de «personnes de bon sens» qui l’aideront à garantir son credo : des «villes plus sûres», des «retraites plus dignes» et «moins d’impôts pour tous». Le super ministère de l’Économie et des Finances pourrait ainsi revenir à Giulio Tremonti, 53 ans, un proche de M. Berlusconi qui fut déjà son ministre des Finances en 1994. M. Berlusconi entend réactiver la «loi Tremonti» prévoyant des exonérations fiscales à certaines entreprises italiennes. Celle-ci pourrait se révéler illégale, selon la Commission européenne, qui enquête...