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Actualités - Chronologies

POLOGNE - Jaruzelski assiste à l’ouverture de son procès

Le procès du général Wojciech Jaruzelski s’est ouvert hier au tribunal régional de Varsovie en présence de l’ancien dirigeant communiste polonais, aujourd’hui âgé de 77 ans, qui doit répondre de son rôle pendant la répression sanglante d’une révolte ouvrière en 1970. Le frêle général est apparu vêtu d’un costume gris, portant ses éternelles lunettes noires, le visage impassible face à la presse réunie dans la salle d’audience. Il encourt une peine maximum de 25 ans de prison. Le juge président de séance, Piotr Wachowicz, a renvoyé le procès à jeudi, après avoir lu et examiné d’interminables questions de procédure déposées par la défense pour qui il existe des vices de procédure, y compris dans l’acte d’accusation. Les avocats du général ont demandé que l’acte d’accusation soit retourné au parquet pour complément d’enquête, estimant «illogique d’inculper les prétendus instigateurs alors que les exécutants n’ont jamais été traduits en justice». Un petit groupe d’une vingtaine de militaires à la retraite, fidèles au général, avaient pris place dans la salle, venus pour lui témoigner leur sympathie et leur soutien. Dernier des anciens dirigeants communistes de l’ex-bloc de l’Est à comparaître devant la justice, le général est jugé pour son rôle dans la répression de la révolte ouvrière de 1970 sur le littoral de la Baltique, à une époque où il était ministre de la Défense. Il est accusé d’avoir donné l’ordre de tirer sur les ouvriers des chantiers navals de Gdansk et de Gdynia qui manifestaient contre une hausse des prix. Les rafles de la police et de l’armée ont fait officiellement à l’époque 44 morts et plusieurs centaines de blessés. Ce procès risque de durer des années, vu sa complexité. Quelque 1 100 témoins peuvent être appelés à la barre. L’acte d’accusation tient en 400 pages. «Une chose est certaine, les accusés ne vivront pas assez longtemps pour voir la fin de ce procès», a déclaré M. Kazimierz Lojiewski, l’un des avocats du général. Neuf autres anciens cadres du parti et de l’armée du régime communiste comparaissent en même temps que le général. Seul l’un d’entre eux n’était pas présent hier pour raisons de santé. La défense a nié que le général ait donné l’ordre de tirer sur les ouvriers, citant des témoins selon lesquels il avait toujours été opposé à l’usage des armes. Assis sur sa chaise, le général a écouté attentivement ces dépositions, parfois appuyé sur sa canne. Il est sorti d’un pas hésitant à la fin de l’audience, refusant de répondre aux questions des journalistes. Ce procès est lourd de symbole, puisque pour beaucoup de Polonais il est aussi celui du communisme. Il ne suscite pourtant qu’un intérêt modéré en Pologne, onze ans après l’effondrement du régime communiste. Le général est jugé pour des faits qui remontent à plus de trente ans, alors que selon les sondages, une majorité de Polonais ont déjà pardonné à leur ancien dirigeant pour son rôle dans la loi martiale promulguée le 13 décembre 1981: l’épisode est également douloureux et il est pourtant plus récent.
Le procès du général Wojciech Jaruzelski s’est ouvert hier au tribunal régional de Varsovie en présence de l’ancien dirigeant communiste polonais, aujourd’hui âgé de 77 ans, qui doit répondre de son rôle pendant la répression sanglante d’une révolte ouvrière en 1970. Le frêle général est apparu vêtu d’un costume gris, portant ses éternelles lunettes noires, le visage impassible face à la presse réunie dans la salle d’audience. Il encourt une peine maximum de 25 ans de prison. Le juge président de séance, Piotr Wachowicz, a renvoyé le procès à jeudi, après avoir lu et examiné d’interminables questions de procédure déposées par la défense pour qui il existe des vices de procédure, y compris dans l’acte d’accusation. Les avocats du général ont demandé que l’acte d’accusation soit...