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Actualités - Chronologies

La ville de Gaza tente de retrouver une vie normale

Quelques heures après une nouvelle attaque d’hélicoptères israéliens, les habitants de la ville de Gaza essayaient lundi matin de retrouver une vie normale. Alors que les magasins ont rouvert normalement, aucun nouvel affrontement israélo-palestinien n’était signalé et aucune manifestation n’a été organisée pour protester contre les raids israéliens. Autour de minuit dimanche soir, les habitants de Gaza se sont rués dans les rues pour assister en direct aux attaques des hélicoptères israéliens qui ont fondu sur la ville au milieu d’une obscurité presque totale. Dans la nuit noire, les roquettes, signalées par de légères traînées de lumière, foncent vers leurs objectifs, faisant exploser les vitres et provoquant des embrasements soudains au moment de leur impact. Au total, une dizaine d’explosions ont été entendues dans la seule ville de Gaza. Cette attaque, qui a touché d’autres localités de la bande de Gaza, est une des plus importantes menées par l’armée israélienne depuis le début de l’intifada fin septembre qui a fait près de 530 morts, dont une immense majorité de Palestiniens. 15 Palestiniens ont été blessés dans ce nouveau raid israélien, selon des sources hospitalières palestiniennes. «Voici la guerre sale que mène Israël contre le peuple palestinien», déclare un Palestinien en regardant des roquettes s’abattre sur un poste des services de sécurité palestiniens dans la ville de Gaza. «Nous protégerons la Palestine avec nos vies et notre sang», affirme un autre habitant. Des Palestiniens équipés d’armes automatiques montrent aux journalistes le complexe proche de la mer où le président palestinien Yasser Arafat a l’habitude de travailler tard et qui comprend des bâtiments de sa garde prétorienne – la Force 17 – et des garde-côtes. Des camions de pompiers et des ambulances, toutes sirènes hurlantes, foncent vers le complexe alors que des membres des forces de sécurité tentent avec peine de contrôler la foule. Les pompiers éteignent trois véhicules blindés de transport de troupes en flammes, à une cinquantaine de mètres seulement du bureau où se trouvait le président Arafat. Une épaisse fumée noire s’envole vers le ciel. Yasser Arafat n’est pas la cible de l’armée israélienne. Des roquettes sont déjà tombées à plusieurs reprises à côté de ses bureaux et de sa résidence, qui se trouvent à proximité de bâtiments jugés stratégiques par Israël. Ce complexe, connu sous le nom de Asnar, était autrefois une prison lors de l’occupation israélienne. Au sud de la ville de Gaza, les hélicoptères israéliens ont bombardé une base des garde-côtes palestiniens, endommageant gravement un bâtiment de deux étages. Des garde-côtes ont raconté qu’ils ont eu juste le temps de sortir de l’édifice avant la chute de quelque 50 obus.
Quelques heures après une nouvelle attaque d’hélicoptères israéliens, les habitants de la ville de Gaza essayaient lundi matin de retrouver une vie normale. Alors que les magasins ont rouvert normalement, aucun nouvel affrontement israélo-palestinien n’était signalé et aucune manifestation n’a été organisée pour protester contre les raids israéliens. Autour de minuit dimanche soir, les habitants de Gaza se sont rués dans les rues pour assister en direct aux attaques des hélicoptères israéliens qui ont fondu sur la ville au milieu d’une obscurité presque totale. Dans la nuit noire, les roquettes, signalées par de légères traînées de lumière, foncent vers leurs objectifs, faisant exploser les vitres et provoquant des embrasements soudains au moment de leur impact. Au total, une dizaine d’explosions ont été...