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Actualités - Chronologies

L’irrépressible besoin de manger

Si à des degrés différents tout le monde apprécie la bonne chère, 7 % d’une population donnée font du besoin de s’alimenter un vice ou une maladie. Si les goinfres et les gourmands sont des accros de l’assiette, les boulimiques sont de vrais malades. La forme la plus commune consiste en une augmentation de la prise alimentaire, tirant une intense satisfaction. Les médecins parlent alors d’hyperplagie réactionnelle «jouant le rôle de compensation. Surtout si le sujet est attiré par les aliments sucrés ou caloriques». Si cela survient à la suite d’un avatar émotionnel (rupture, séparation familiale, deuil), professionnel (licenciement, réprimade), le fait de manger davantage constitue une compensation psychologique. Manger permet la libération d’endorphines, hormones «de l’humeur» euphorisantes qui tempèrent la réaction déprimante de l’événement. Des épisodes répétitifs Une autre forme de boulimie se définit par des crises répétitives d’ingestion, sans faim ni plaisir, et sans pouvoir se rassasier d’une grande quantité d’aliments en un laps de temps court (moins de deux heures). Un «vrai» boulimique peut ingurgiter en cachette jusqu’à 10000 calories, quitte à se faire vomir. Le sujet n’ignore pas les règles diététiques et ne s’isole nullement de la société. Généralement narcissique, il vit dans un monde à part, éprouvant un intense sentiment de solitude et un profond mal-être dont le frigo et ses victuailles tempèrent (ou déjouent) momentanément l’acuité. La nourriture dans ce cas tente de combler le vide intérieur. Selon l’expression du psychologue, le sujet s’empiffre, ne sachant pas se nourrir, à travers la relation avec les autres. Pour les psychologues, souvent le mal remonte à une mauvaise relation avec la mère. Par peur du rejet, les boulimiques n’expriment pas ce qu’ils ressentent. La thérapie de groupe est très indiquée dans les cas de ce genre de boulimie, car souvent l’origine du comportement anarchique est un ancien traumatisme familial. Selon l’avis des spécialistes, la durée d’un traitement se situe entre un an et dix-huit mois.
Si à des degrés différents tout le monde apprécie la bonne chère, 7 % d’une population donnée font du besoin de s’alimenter un vice ou une maladie. Si les goinfres et les gourmands sont des accros de l’assiette, les boulimiques sont de vrais malades. La forme la plus commune consiste en une augmentation de la prise alimentaire, tirant une intense satisfaction. Les médecins parlent alors d’hyperplagie réactionnelle «jouant le rôle de compensation. Surtout si le sujet est attiré par les aliments sucrés ou caloriques». Si cela survient à la suite d’un avatar émotionnel (rupture, séparation familiale, deuil), professionnel (licenciement, réprimade), le fait de manger davantage constitue une compensation psychologique. Manger permet la libération d’endorphines, hormones «de l’humeur» euphorisantes qui...