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Actualités - Chronologies

Une campagne qui fourmille - d’anecdotes

Si la campagne pour les législatives italiennes de dimanche a été âpre et si les noms d’oiseaux ont fusé, les anecdotes et touches d’humour n’ont pas non plus été rares. Un étudiant à court d’argent, Antonio Mastromarino, a trouvé un nouveau moyen de renflouer sa caisse. Il a mis son bulletin de vote aux enchères à Massafra, dans le sud de l’Italie, et assure qu’il votera pour le candidat qui offrira le plus. Pour l’heure, il n’a rien touché. Les discothèques tentent à leur façon de convaincre les jeunes – notamment ceux qui voteront pour la première fois – de se rendre aux urnes. Quatre mille boîtes de nuit ont collé des affiches électorales sur leurs pistes de danse, proclamant : «Vous êtes libres de vous exprimer par vous-mêmes !». Les DJ sont eux aussi mobilisés. Entre les tubes d’Eminem et de Britney Spears, ils ont pour consigne de rappeler à chacun l’importance de chaque vote. Francesco Rutelli, figure de proue du centre-gauche, ne lésine pas quand il s’agit de faire sa promotion. Il a d’ailleurs promis, en cas de victoire, d’installer une webcam dans le bureau du président du Conseil. «Elle nous permettra de nous adresser directement aux citoyens, quelques heures par semaine. Et ils pourront voir directement le siège du pouvoir». Les enfants, même s’ils ne votent pas encore, ne sont pas oubliés par celui des deux grands candidats qui pourrait être leur grand-père. Dans les cours de récréation de toute l’Italie, on a distribué aux enfants un sac en plastique rempli de 25 pièces de puzzle. Si on les assemble, qu’obtient-on ? Un oiseau, un avion ? Une photo d’un Berlusconi radieux, avec ce slogan : «Le pouvoir d’un rêve : changer l’Italie». Selon le classement du magazine Fortune, Berlusconi est la 23e plus riche personne au monde, avec une fortune évaluée à 11 milliards de dollars. Francesco Rutelli, de son côté, a confié à la presse qu’il avait probablement moins de dix millions de lires (4 580 dollars) sur son compte bancaire. Mais il le répète, cela ne veut pas dire qu’il n’a pas le sens des affaires : «Pendant sept années à la mairie de Rome, j’ai géré un budget annuel de dix mille milliards de lires (4,5 milliards de dollars) et une entreprise, la ville de Rome, de près de 60 000 employés». Berlusconi a adressé à des milliers de foyers italiens un livret sur papier glacé, retraçant sa vie. En riposte, le Parti des Verts a mis à la disposition des électeurs des corbeilles pour papiers recyclés, destinées aux électeurs qui considéreraient le courrier de Berlusconi comme bon à jeter. Dans la circonscription de Berlusconi, à Milan, 300 personnes sont allés jeter le cadeau du Cavaliere durant la première heure d’ouverture du centre prévu à cet effet.
Si la campagne pour les législatives italiennes de dimanche a été âpre et si les noms d’oiseaux ont fusé, les anecdotes et touches d’humour n’ont pas non plus été rares. Un étudiant à court d’argent, Antonio Mastromarino, a trouvé un nouveau moyen de renflouer sa caisse. Il a mis son bulletin de vote aux enchères à Massafra, dans le sud de l’Italie, et assure qu’il votera pour le candidat qui offrira le plus. Pour l’heure, il n’a rien touché. Les discothèques tentent à leur façon de convaincre les jeunes – notamment ceux qui voteront pour la première fois – de se rendre aux urnes. Quatre mille boîtes de nuit ont collé des affiches électorales sur leurs pistes de danse, proclamant : «Vous êtes libres de vous exprimer par vous-mêmes !». Les DJ sont eux aussi mobilisés. Entre les tubes d’Eminem...