Si le président italien Carlo Azeglio Ciampi en est venu à appeler la classe politique à plus de respect, c’est à la suite d’une volée d’attaques au vitriol, de petites phrases cinglantes qui ont ponctué la campagne des législatives, dont voici un florilège : – Silvio Berlusconi sur Francesco Rutelli (chef de file de l’Olivier) : «Rutelli a été embauché par les communistes pour la campagne électorale parce qu’il passe bien à la télévision. C’est quelqu’un sans importance aujourd’hui, et qui n’en aura pas non plus à l’avenir». «Rutelli a commencé par bouffer du curé et se retrouve grenouille de bénitier», a-t-il aussi lancé, allusion à l’appartenance passée du candidat du centre-gauche au Parti radical, anticlérical. «Il a longtemps été favorable à la vente libre de marijuana, mais aujourd’hui cela le choque. Comment peut-on le prendre au sérieux ?» – Rutelli sur Berlusconi : «Berlusconi est un requin en plastique qui ne fait peur à personne», a assené Rutelli après une semaine d’attaques venant du Cavaliere. «En 1994, le déluge de promesses que Berlusconi n’a pas tenues suffirait à remplir une encyclopédie» (Berlusconi a été président du Conseil pendant sept mois en 1994). – Quelques perles venant de Berlusconi... : «Je suis désolé d’avoir déclaré que les communistes mangent des bébés. Mais si vous voulez, je peux organiser une conférence devant laquelle je prouverai que les communistes ont effectivement mangé des bébés et commis des choses pires encore», a-t-il dit devant une fondation libérale. Devant des membres de son parti, Forza Italia : «Je vous nomme missionnaires de la vérité. Allez et convertissez les incroyants et les infidèles». «J’ai peu de cheveux parce que mon cerveau est si gros qu’il les fait tomber», plaisante le Cavaliere au crâne très dégarni. Pendant une émission de télévision, Berlusconi se tourne vers le présentateur, un vieil ami, et lui demande de humer son parfum, avant de lui demander : «Ça sent quoi ?» Et de donner lui-même la réponse : «C’est l’odeur de sainteté». – .... et d’autres du reste du «spectre» politique italien : Pino Rauti, leader de Fiamma Tricolore (néofasciste) après les critiques du magazine britannique The Economist contre Berlusconi : «Avant de critiquer l’Italie, les Britanniques feraient mieux de regarder d’abord chez eux. Ils ont quatre ministres homosexuels dans leur gouvernement». Giovanni Agnelli, président honoraire de Fiat, à propos des articles de journalistes étrangers sur le «danger» Berlusconi : «Les articles de la presse étrangère ont été caractérisés par des jugements de valeur sur un président du Conseil potentiel. Ces journalistes se sont adressés à notre électorat comme s’il s’agissait de l’électorat d’une république bananière». Umberto Bossi, à propos des positions de Giuliano Amato sur la décentralisation : «Amato est un nain nazi».
Si le président italien Carlo Azeglio Ciampi en est venu à appeler la classe politique à plus de respect, c’est à la suite d’une volée d’attaques au vitriol, de petites phrases cinglantes qui ont ponctué la campagne des législatives, dont voici un florilège : – Silvio Berlusconi sur Francesco Rutelli (chef de file de l’Olivier) : «Rutelli a été embauché par les communistes pour la campagne électorale parce qu’il passe bien à la télévision. C’est quelqu’un sans importance aujourd’hui, et qui n’en aura pas non plus à l’avenir». «Rutelli a commencé par bouffer du curé et se retrouve grenouille de bénitier», a-t-il aussi lancé, allusion à l’appartenance passée du candidat du centre-gauche au Parti radical, anticlérical. «Il a longtemps été favorable à la vente libre de marijuana, mais...
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