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Actualités - Chronologies

Des chercheurs US démentent avoir créé des bébés génétiquement modifiés

Le directeur scientifique de l’Institut de médecine reproductive de St-Barnabas, dans le New Jersey, a démenti vendredi soir avoir créé des bébés génétiquement modifiés, comme le rapporte la radiotélévision britannique BBC. Citant un éditorial de la revue britannique Human Reproduction, la BBC a rapporté vendredi que des chercheurs américains spécialisés dans le traitement de la stérilité avaient réussi à donner naissance aux premiers bébés génétiquement modifiés. Dans cet éditorial, ils affirmaient qu’il s’agissait «du premier cas de modification génétique de la lignée germinale résultant en des enfants sains et normaux». Mais pour l’un de ces chercheurs, l’éditorial prête à confusion et «une phrase de l’article a été sortie de son contexte» par la BBC. «Des études sur ce sujet ont déjà été publiées il y a des années. L’éditorial est écrit d’une façon qui prête à une polémique, ce qui était, bien sûr, l’intention de la revue. Mais il n’est pas exact», a expliqué Jacques Cohen, directeur scientifique de l’Institut de médecine reproductive de St-Barnabas. «Avons-nous modifié les gènes (de ces bébés) ? Avons-nous modifié les paires de bases (nucléotidiques qui forment l’ADN) ? Avons-nous modifié le génome ? La réponse est non», a affirmé le chercheur. Selon lui, environ une trentaine de bébés de par le monde, dont une moitié environ en Europe, sont nés à la suite de cette méthode de traitement contre la stérilité féminine mise au point par son équipe. Comme toute cellule, l’œuf (ovocyte) de la femme est constitué d’un noyau, contenant le matériel génétique (ADN) sous forme de chromosomes et de mitochondries, de minuscules organites jouant le rôle de centrales énergétiques et contenant également de l’ADN, le tout baignant dans un liquide, le cytoplasme. Il peut y avoir jusqu’à 100 000 mitochondries par cellule. L’ADN mitochondrial, dont on connaît mal le rôle, est transmis de génération en génération par la lignée maternelle. Depuis longtemps, les chercheurs soupçonnent qu’une des raisons de l’infertilité féminine pourrait résider dans des défauts des mitochondries des ovocytes. L’équipe américaine a mis au point une méthode pour y remédier. Ils ont ainsi injecté dans les œufs de femmes stériles un petit peu de cytoplasme (5 %) prélevé sur les œufs de femmes donneuses fertiles. Ce faisant, ils ont donc transféré des mitochondries de ces femmes donneuses. Autrement dit, les enfants conçus ensuite par insémination artificielle à la suite de cette manipulation possèdent théoriquement du cytoplasme, et donc des mitochondries, de deux mères différentes, d’où le terme d’«hétéroplasmie». «C’est un protocole très expérimental. C’est réalisé sous la supervision de diverses institutions», ajoute Jacques Cohen. Mais, s’est-il toutefois défendu : «Nous n’avons pas modifié l’ADN des mitochondries. Ce que nous avons fait, c’est de leur donner un coup de fouet».
Le directeur scientifique de l’Institut de médecine reproductive de St-Barnabas, dans le New Jersey, a démenti vendredi soir avoir créé des bébés génétiquement modifiés, comme le rapporte la radiotélévision britannique BBC. Citant un éditorial de la revue britannique Human Reproduction, la BBC a rapporté vendredi que des chercheurs américains spécialisés dans le traitement de la stérilité avaient réussi à donner naissance aux premiers bébés génétiquement modifiés. Dans cet éditorial, ils affirmaient qu’il s’agissait «du premier cas de modification génétique de la lignée germinale résultant en des enfants sains et normaux». Mais pour l’un de ces chercheurs, l’éditorial prête à confusion et «une phrase de l’article a été sortie de son contexte» par la BBC. «Des études sur ce sujet ont...