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Actualités - Chronologies

L’Onu dans le collimateur du Congrès

Les critiques envers l’Onu ont redoublé d’intensité au Congrès américain, qui examinait sa riposte après des votes-camouflets au sein de l’organisation internationale. L’exclusion des États-Unis de deux commissions clés a provoqué une levée de boucliers chez les parlementaires américains, républicains comme démocrates. En guise de protestation, le président de la Commission des relations internationales à la Chambre, le républicain Henry Hyde, et le représentant démocrate Tom Lantos, devaient présenter un amendement législatif qui conditionnerait une partie du remboursement des arriérés des États-Unis à l’Onu, a-t-on appris de source parlementaire. La Chambre basse doit examiner un projet de loi budgétaire finançant les activités du département d’État qui prévoit le paiement en 2002 et 2003 de quelque 585 millions de dollars en arriérés dûs par les États-Unis à l’Onu. Un vote sur l’ensemble du projet de loi n’est pas attendu avant la semaine prochaine. Sans remettre en cause le principe du remboursement de ces arriérés, les parlementaires pourraient conditionner le déblocage d’une troisième tranche – environ 244 millions de dollars prévue en 2004 – à la réintégration des États-Unis au sein de la Commission, a indiqué cette source qui a souhaité garder l’anonymat. Il s’agit d’«une formule qui permet aux Nations unies de corriger le tir et de ramener les États-Unis au sein de la Commission tout en assurant que le paiement du gros des arriérés américains à l’Onu puisse aller de l’avant», en clair ne pas prendre l’Onu en otage, a estimé Tom Lantos, qui a qualifié le vote à l’Onu de «scandaleux». Les votes contre les États-Unis ont provoqué la colère des parlementaires, certains allant jusqu’à parler d’une «machination des bureaucrates internationaux», et donné des arguments à l’aile conservatrice du Congrès, traditionnellement critique à l’égard de l’Onu. La Maison-Blanche a cependant fait savoir mardi, par la voix de son porte-parole Ari Fleischer, que le président George W. Bush n’était pas favorable au non-paiement des arriérés américains, un sujet qui empoisonne depuis des années les relations entre Washington et l’Onu. De nombreux parlementaires se sont notamment indignés de voir siéger à la Commission des droits de l’homme des pays comme le Soudan. Le chef de la majorité républicaine à la Chambre, Richard Armey, a qualifié de «grotesque et incompréhensible» la situation créée par l’exclusion des États-Unis et l’élection du Soudan. «C’est un affront à tout le concept des droits de l’homme», a-t-il estimé. Dans un même élan de protestation, il a prédit que la Chambre s’attacherait à supprimer du projet de loi une disposition adoptée la semaine dernière en commission appelant l’administration Bush à œuvrer en faveur de la réintégration des États-Unis à l’Unesco, qu’ils ont quitté en 1984.
Les critiques envers l’Onu ont redoublé d’intensité au Congrès américain, qui examinait sa riposte après des votes-camouflets au sein de l’organisation internationale. L’exclusion des États-Unis de deux commissions clés a provoqué une levée de boucliers chez les parlementaires américains, républicains comme démocrates. En guise de protestation, le président de la Commission des relations internationales à la Chambre, le républicain Henry Hyde, et le représentant démocrate Tom Lantos, devaient présenter un amendement législatif qui conditionnerait une partie du remboursement des arriérés des États-Unis à l’Onu, a-t-on appris de source parlementaire. La Chambre basse doit examiner un projet de loi budgétaire finançant les activités du département d’État qui prévoit le paiement en 2002 et 2003 de...