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Actualités - Chronologies

Hollywood-Cannes : timide réconciliation

Cinq films américains sont en compétition pour la Palme d’or cette année au 54e Festival de Cannes, signe le plus perceptible d’une réconciliation timide entre les studios de Hollywood et le grand rendez-vous annuel français du 7e art. «Oui, Oui!» s’est enthousiasmé le quotidien Hollywood Reporter, «Hourrah pour Hollywood», a renchéri son rival, Daily Variety, après l’annonce de la sélection officielle de la 54e édition du Festival de Cannes, qui marque le retour des grands studios sur la Croisette. Ils y seront notamment représentés par Moulin Rouge, une comédie musicale réalisée par l’Australien Baz Luhrman et produite par 20th Century Fox, et Shrek, un film d’animation de DreamWorks. Les analystes y voient notamment le résultat de l’arrivée d’un nouveau directeur artistique au festival, Thierry Fremaux. Depuis sa prise de fonctions, M. Fremaux s’est rendu deux fois à Los Angeles, et ses efforts en vue d’améliorer les relations entre les deux capitales du cinéma ont commencé à porter leurs fruits. «Il a été un complément fantastique à Gilles Jacob», le directeur du festival, estime Hilary Clark, directeur de la promotion internationale chez 20th Century Fox. Cinéma d’auteur et superproductions Hollywood a aussi vu dans le choix de l’actrice américaine Jodie Foster pour présider le jury un premier geste de bonne volonté. L’actrice – occupée au tournage de Panic – a toutefois rejeté l’offre, laissant cet honneur à l’actrice et réalisatrice d’origine norvégienne Liv Ullmann. Les grands studios américains, se sentant exclus d’un festival qui traditionnellement préfère le cinéma d’auteur à ses superproductions, avaient ces derniers temps préféré limiter les risques et les critiques. «Présenter un film dans une ambiance comme Cannes représente toujours des risques», explique Hilary Clark. «Il y a tant de choses en jeu et les films coûtent tellement cher que par peur, depuis dix ans, beaucoup de studios ne font rien», ajoute-t-elle. Les représentants des majors se rendaient donc à Cannes religieusement, mais se limitaient à acheter des films et à faire la promotion des prochaines sorties, profitant de l’extraordinaire caisse de résonance du festival. Cette année, aux côtés de Moulin Rouge, avec Nicole Kidman et Ewan McGregor en tête d’affiche, et Shrek, on trouvera trois assidus de Cannes : David Lynch, avec Mulholland Drive, les frères Coen avec The Man Who Wasn’t There et Sean Penn qui présente The Pledge. Toutefois cette présence, voire même la Palme d’or, n’est pas une garantie de succès commercial, principal objectif des studios. «La manière (dont Hollywood) assure la promotion de ses films n’a rien à voir avec la recherche de grands prix ou de reconnaissance internationale dans un festival comme Cannes», explique Richard Jewell, professeur à l’école de cinéma de l’Université du sud de la Californie (USC). «S’ils pensaient qu’ils peuvent tirer un avantage économique de la présentation d’un film à Cannes, ils le feraient», ajoute-t-il. Hollywood préfère ainsi flirter avec les indépendants, dans des festivals comme Sundance (États-Unis), suivi avec plus d’intérêt par les médias américains, bien que 50 % de ses recettes proviennent du marché étranger.
Cinq films américains sont en compétition pour la Palme d’or cette année au 54e Festival de Cannes, signe le plus perceptible d’une réconciliation timide entre les studios de Hollywood et le grand rendez-vous annuel français du 7e art. «Oui, Oui!» s’est enthousiasmé le quotidien Hollywood Reporter, «Hourrah pour Hollywood», a renchéri son rival, Daily Variety, après l’annonce de la sélection officielle de la 54e édition du Festival de Cannes, qui marque le retour des grands studios sur la Croisette. Ils y seront notamment représentés par Moulin Rouge, une comédie musicale réalisée par l’Australien Baz Luhrman et produite par 20th Century Fox, et Shrek, un film d’animation de DreamWorks. Les analystes y voient notamment le résultat de l’arrivée d’un nouveau directeur artistique au festival, Thierry...