La victoire n’a pas échappé à l’Écossais Colin McRae (Ford Focus WRC) au rallye automobile d’Argentine, cinquième épreuve du championnat du monde, à Villa Carlos Paz. Dominateur de bout en bout, McRae a devancé l’Anglais Richard Burns (Subaru Impreza WRC), l’Espagnol Carlos Sainz (Ford Focus WRC) et le Finlandais Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer) à l’issue d’un parcours sans faute, d’une maîtrise parfaite. Malheureux depuis le début de la saison, rien n’est venu empêcher cette fois le Britannique de s’imposer, aucun problème, aucune erreur. L’Écossais craignait pourtant l’ultime journée, les dernières spéciales, notamment celle entre Mina Clavero et Giuilio Cesare (ES20), cette route de montagne rocailleuse, étroite et bordée de gros blocs de rochers. Là où, en 1998, le succès lui avait échappé après une sortie de route. McRae avait décidé de se montrer prudent face à la menace de Richard Burns, la pression exercée par ce dernier. «J’espère que rien de grave n’arrivera dans ces deux spéciales. L’important est de ne pas prendre trop de risques. Et en fin de compte, partir premier sur la route est un avantage pour ce final car plus de voitures passent, plus il y a de cailloux sur la route», déclarait l’Écossais. Colin McRae allait profiter de cet «avantage» pour construire définitivement son succès, le 21e de sa carrière, le premier cette année. Deux temps «scratches» devant Burns (ES20) et Makinen (ES21) consacraient la victoire de l’Écossais. Les malheurs de Peugeot Depuis le départ de l’épreuve, jeudi soir à Carlos Paz, Colin McRae avait été épargné par le sort. Même Richard Burns avait connu une alerte, sous la forme d’un tête-à-queue dans la première spéciale (ES3) vendredi matin, la plus longue du rallye. L’Anglais y avait concédé 20 secondes. Pendant que son rival écossais frappait fort, très fort, creusant un écart conséquent sur tous ses adversaires, plus de 17 secondes sur Makinen, le premier d’entre eux. Carlos Sainz, l’équipier de Ford, souffrait d’une sciatique. Makinen rencontrait quelques ennuis. François Delecour (Ford Focus WRC) également. En Argentine cependant, les plus malheureux devaient être les pilotes Peugeot. Didier Auriol, vainqueur en Catalogne un mois plus tôt, Marcus Groenholm et même Harri Rovanpera ne cachaient pas leurs ambitions jeudi avant le départ. Chacun croyait à une possible victoire. Ils durent tous déchanter. Non seulement les 206 WRC étaient rapidement écartées de la course au succès, puis au podium en raison de nombreux problèmes techniques, mais aucune d’elles ne devait rallier l’arrivée dimanche à Villa Carlos Paz. Suspension cassée (ES7) pour Rovanpera, sortie de route et embrayage cassé pour Groenholm (ES18), Didier Auriol connaissait lui aussi les affres de l’abandon avant même la dernière spéciale. En tapant une pierre dans l’ES20, le Français cassait le pivot de suspension avant droit. Après la joie de la Catalogne succédait une terrible déception dans le camp Peugeot. À l’inverse, Colin McRae ne cachait pas son bonheur d’en avoir fini avec une période «noire», de se relancer dans un championnat plus ouvert que jamais.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La victoire n’a pas échappé à l’Écossais Colin McRae (Ford Focus WRC) au rallye automobile d’Argentine, cinquième épreuve du championnat du monde, à Villa Carlos Paz. Dominateur de bout en bout, McRae a devancé l’Anglais Richard Burns (Subaru Impreza WRC), l’Espagnol Carlos Sainz (Ford Focus WRC) et le Finlandais Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer) à l’issue d’un parcours sans faute, d’une maîtrise parfaite. Malheureux depuis le début de la saison, rien n’est venu empêcher cette fois le Britannique de s’imposer, aucun problème, aucune erreur. L’Écossais craignait pourtant l’ultime journée, les dernières spéciales, notamment celle entre Mina Clavero et Giuilio Cesare (ES20), cette route de montagne rocailleuse, étroite et bordée de gros blocs de rochers. Là où, en 1998, le succès lui avait...